Devises: nouvel accès de faiblesse de la livre.

le
0

(CercleFinance.com) - Mardi midi sur le marché des changes, les risques liés au vote du “Brexit” par les électeurs britanniques étaient de nouveau prédominants. Toujours attaquée, la livre sterling recule ce midi de 0,7% contre le dollar américain (à peine plus de 1,31 dollar le sterling, au plus bas depuis l'automne 1985) et la monnaie unique européenne, et même de 1,6% face au yen nippon.

Dans ce contexte, l'euro connaît de son côté des fortunes contrastées : si l'euro plie de 0,80% contre le yen à 113,40, il progresse d'autant contre la livre, à 0,8459, tout en restant neutre contre le dollar (à 1,1152) et le franc suisse.

Ce matin en effet, la Banque d'Angleterre a publié la dernière édition de son rapport sur la stabilité financière. Le moins que l'on puisse, étant donné le donné le déficit courant du Royaume-Uni avant le vote du Brexit, est que le ton est inquiet : redoutant des sorties de capitaux dont le pays a besoin, la banque centrale estime que 'des éléments prouvent que certains risques ont commencé à 'cristalliser'. Pour l'heure, les perspectives offertes par la stabilité financière du Royaume-Uni sont délicates', peut-on lire dans le document.

Et ce n'est pas tout. Pour les cambistes de Société Générale, 'l'humeur des opérateurs s'est de nouveau détériorée. L'annonce (par la presse, ndlr) que le gestionnaire d'actifs Standard Life Investments empêche les investisseurs de détail de sortir du premier fonds immobilier du Royaume-Uni joue le rôle de catalyseur'.

En effet, selon le Financial Times, l'assureur Standard Life a pris cette décision alors que les valeurs immobilières comptent parmi les plus attaquées à la Bourse de Londres depuis le vote du Brexit. Le fonds en question, focalisé sur l'immobilier commercial, affichait dernièrement un encours de 2,9 milliards de livres (3,5 milliards d'euros environ). Il ne peut faire face aux décaissements qu'entraînent les ventes de parts des épargnants. Pour honorer ces 'sorties', l'OPCVM risque de devoir mettre en vente certains des centres commerciaux qui constituent ses actifs. Ce qui prendra du temps.

Et ce alors que la solidité du secteur bancaire italien fait toujours débat. Dans ce contexte, les banquiers centraux sont attendus de près. “La publication des stress tests de la BCE, le 29 juillet prochain, va maintenir l'ensemble du secteur bancaire européen sous pression', explique-t-on chez Barclays Bourse.

Enfin, les statistiques ne donnent guère de motifs d'espérance : selon la dernière enquête PMI de Markit, la zone euro a enregistré au deuxième trimestre sa plus faible croissance depuis la fin de l'année 2014. Le volume des ventes du commerce de détail a en revanche crû de 0,4% dans la zone euro et dans l'Union européenne (UE) entre avril et mai, a rapporté Eurostat en fin de matinée.

Outre-Atlantique, les cambistes prendront connaissance dans l'après-midi des commandes à l'industrie pour le mois de mai : elles sont attendues en recul de 1% par rapport à avril, après + 1,9% le mois précédent.

EG

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant

Partenaires Taux