Devises: même discours de la Fed, la Banque du Japon déçoit.

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(CercleFinance.com) - Jeudi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne progresse encore de 0,33% à 1,1362 dollar, tout en restant stable contre le sterling et le franc suisse. Hier en effet, la Fed n'a guère modifié sa communication. Signalons aussi, après l'attentisme jugé décevant de la Banque du Japon, une forte appréciation du yen face auquel la principale devise du Vieux Continent dérape de 2,63%, à 122,95 yens l'euro.

En effet, alors que les analystes étaient nombreux à parier sur une extension des rachats d'actifs (notamment du côté des ETF sur actions) par la Banque du Japon afin de pallier l'appréciation du yen, la banque centrale nippone n'en a rien fait : elle a préféré se laisser le temps de la réflexion.

Sur le marché, le mécanisme est le suivant : en n'alourdissant pas son bilan autant qu'il l'était anticipé, la Banque du Japon défend relativement la valeur de la monnaie dont elle a la charge, le yen. D'où l'appréciation de ce dernier ce jour, notamment contre l'euro.

Par ailleurs, que retenir du communiqué publié hier soir par la Réserve fédérale américaine à l'issue de son comité de politique monétaire ? Pas grand-chose de neuf, selon Aurel BGC : 'les changements par rapport au précédent communiqué sont très modestes et ne concernent que le diagnostic conjoncturel', commentent les analystes, qui plaisantent : “une chose est certaine (...) les membres du comité de politique monétaire ne sont pas payés au nombre de mots nouveaux !”

Dans le détail, le communiqué du FOMC ne mentionne plus les risques conjoncturels liés à la volatilité des marchés. La Fed semble plus confiante dans les anticipations d'inflation, ce qui se tient avec la remontée rapide du cours du pétrole.

“Suite à la publication du communiqué, les futures sur Fed Funds n'ont subi que des ajustements mineurs. La probabilité d'une hausse des taux directeurs en juin est revenue de 20% à 15%, mais reste à 49% sur septembre et 53% sur novembre, quasiment stable dans les deux cas”, commentent les spécialistes.

Philippe Waecther, le directeur de la recherche économique pour Natixis AM, retient de son côté le 'changement majeur (qu'est) l'absence de référence au contexte global. La Fed a un message plus centré sur la situation interne américaine', estime le spécialiste. Mais la banque centrale ne se montre pas inquiète de la conjoncture américaine.

Et M. Waechter d'ajouter : “la Fed ne donne pas de signaux quant à une possible remontée de son taux de référence en juin. La porte n'est pas fermée, mais il n'y a pas de message spécifique. Je reste sur l'idée d'une hausse des taux au plus en 2016. On verra après l'été”.

EG

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