Devises : la parité euro/dollar toujours étale.
La tendance n'était pas plus marquée sur le franc suisse (- 0,05% à 1,2069 franc l'euro). En revanche, la devise européenne s'affichait en hausse de 0,51% contre le yen à 106,2 et de 0,44% contre la livre à 0,8422.
“L'accord européen sur le plan d'aide de la Grèce a été perçu positivement, essentiellement sur les marchés de changes, mais cette annonce était attendue”, indiquaient ce matin les analystes d'Aurel BGC. Les cambistes de analyse de Pictet & Cie font une analyse similaire de la situation : “la fin du roman grec et l'acceptation du deuxième plan de sauvetage n'a pas eu d'impact important sur le marché des changes, qui s'attendait depuis plusieurs séances à cette issue”.
“De plus, plusieurs commentaires négatifs sur la Grèce et sur des besoins de financement supérieurs à ceux annoncés à ce plan (d'où la nécessité à terme d'un nouveau plan d'aide) ont 'refroidi' les investisseurs, même si, après l'échange de dette, la Grèce sera un problème pour les finances publiques européennes, pas le secteur privé”, ajoutent les analystes d'Aurel BGC, qui soulignent que la barre de 1,3293 dollar l'euro atteinte hier dans la nuit peu après l'annonce constituait un sommet de neuf mois.
En effet, le plan de soutien de la Grèce comporte encore de nombreux risques d'exécution. 'La contribution du FMI est manifestement encore en débat (l'Allemagne lui ayant demandé de contribuer plus largement), et la réponse de tous les créanciers privés au PSI doit être obtenue dans les deux semaines', souligne Arnaud Poutier chez IG Markets.
'Si le taux de réponse est insuffisant (inférieur à 66%), la Grèce pourrait forcer tous les créanciers à accepter la proposition d'échange des anciennes obligations contre des nouvelles. Dans ce cas il s'agirait d'un évènement de crédit qui activerait les CDS, ce qui pourrait créer de la volatilité sur les marchés...', précise le professionnel.
Du côté des statistiques de la matinée, on a appris que l'activité dans le secteur privé est repartie à la baisse en février dans la zone euro, avec un indice PMI repassé sous la barre des 50 points. L'indice PMI flash composite de l'activité globale, compilé par Markit, s'inscrit à 49,7 sur le mois de février, contre 50,4 en janvier, soit son deuxième plus haut niveau en six mois.
'La faiblesse actuelle de la demande intérieure dans les pays de la périphérie, confrontés aux mesures d'austérité, laisse présager un maintien des disparités avec l'Allemagne au cours des mois à venir', commente Chris Williamson, économiste en chef à Markit.
“La saga grecque terminée provisoirement, il est temps de se tourner sur les éléments qui semblent prépondérants pour l'évolution des parités de change dans les semaines à venir. L'Iran pourrait représenter une pression supplémentaire durant les séances à venir”, avertit Pictet & Cie.
Cet après-midi, on attend notamment des Etats-Unis les ventes de logements anciens pour janvier, attendues à 466.000 après 461.000 le mois précédent, selon le consensus. Sans oublier les stocks de pétrole et de produits raffinés.
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- teboulth il y a 3 mois
et quid de la parité euro/$? pourquoi le $ reste-t-il si bas si on imprime la planche à billets ???
