Devises: la monnaie unique recule après la BCE.

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(CercleFinance.com) - Sans surprise après les déclarations de Mario Draghi, le patron de la BCE, la monnaie unique européenne reculait de nouveau ce midi : après avoir perdu 0,21% la veille, elle cède encore 0,3% ce midi à 1,0829 dollar. Même son de cloche face au sterling (- 0,74% à 0,7585), la neutralité étant cependant de mise contre le yen et le franc suisse.

Hier en effet, la BCE n'a comme prévu pas modifié ses taux directeurs ni annoncé d'actions nouvelles. En revanche, le discours volontariste de son président, Mario Draghi, a une fois de plus enflammé les marchés boursiers. Et pesé sur la valeur de l'euro, puisque M. Draghi a de nouveau évoqué l'éventualité d'actions nouvelles de nature à dégrader le bilan de l'établissement, contrepartie ultime de la monnaie unique européenne.

On pourrait notamment retenir deux phrases : tout d'abord, 'il sera nécessaire de passer en revue, et le cas échéant de reconsidérer notre politique monétaire lors de la réunion du mois de mars', a déclaré M. Draghi, évoquant le nombre d'instruments “illimité” à sa disposition.

Ensuite, déjà inférieures aux attentes, 'toutes les anticipations d'inflation ont reculé et leur corrélation avec les prix du pétrole s'est accrue'. Elles pourraient même virer au rouge, a-t-il ajouté. Ce qui pourrait justifier une action de la BCE, dont le mandat est de porter l'inflation à un niveau proche mais inférieur à 2%.

Enfin, Mario Draghi s'est montré rassurant quant au secteur bancaire, en indiquant que le superviseur européenne n'exigera aucune nouvelle provision ou n'augmentera ses exigences de capitalisation des établissements.

Dans ce contexte, les investisseurs ne se formalisent pas d'un indice PMI composite flash dans l'Eurozone en repli à 53,5 ce mois-ci, marquant donc un ralentissement de la croissance de l'activité dans la région. Le consensus tablait sur un indice quasi-stable à 54,2 points.

'Si le ralentissement de la croissance observé en janvier dans le secteur privé de la zone euro s'avère décevant, il n'a toutefois rien de surprenant compte tenu du climat d'incertitude généré par la volatilité des marchés financiers', juge Chris Williamson. L'économiste principal de Markit ajoute que 'les perspectives d'activité s'améliorent en janvier, ce regain d'optimisme faisant écho à la plus forte expansion du volume du travail en attente depuis le printemps 2011'.

EG

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