Devises: la livre portée par un indicateur favorable.

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(CercleFinance.com) - Jeudi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne restait quasi-neutre face au billet vert américain (- 0,14% à 1,1143 dollar), au yen (+ 0,13% à 115,45) et au franc suisse (- 0,04% à 1,0972). En revanche, une statistique favorable au Royaume-Uni la fait baisser sensiblement l'euro contre le sterling (- 0,92% à 0,8413).

En effet, “ça va mieux”... au Royaume-Uni : en août, l'indice PMI manufacturier a de nouveau dépassé la barre des 50 points à 53,3 points, un plus haut de dix mois. Or il n'était attendu qu'à 49 points après 48,3 en juillet, dans le sillage du vote du Brexit survenu le 23 juin.

Rappelons que pour les indices PMI, la barre des 50 points sépare la contraction de l'activité (en dessous) de son expansion (au-dessus)

De plus, au-delà de l'activité, les carnets se remplissent : 'les entreprises ont enregistré de robustes prises de commandes provenant tout à la fois du territoire national et de l'étranger', ajoute Markit. Et le sous-indicateur de l'emploi a enregistré en août sa première progression de l'année 2016.

A plus long terme, estiment les analystes de Saxo Banque, “en septembre, les investisseurs n'auront d'yeux que pour les banques centrales. Plus d'une trentaine de réunions de premier plan sont prévues.” Et les analystes de rappeler que “depuis le dernier stimulus de la Banque d'Angleterre, le montant global total du QE (programme d'assouplissement quantitatif) atteint environ 200 milliards de dollars par mois. Ce qui équivaut, à titre de comparaison, au PIB du Portugal pour l'année 2015”.

Parmi l'agenda des établissements émetteurs : tout d'abord la réunion du conseil des gouverneurs de la BCE, le 8 septembre, puis celle de la Réserve fédérale américaine, les 20 et 21 septembre.

La BCE pourrait-elle annoncer une extension de son programme de rachat d'actifs ou une nouvelle baisse de taux directeurs ? Selon Quilvest Asset Management (AM), de telles décisions seraient 'inefficientes (...) dans un environnement de taux d'intérêt expérimental et complexe.'

'Il est évidemment important que la BCE continue de tenir un discours accommodant. Mais il faut être pragmatique : de nouvelles mesures sur les taux n'apporteraient pas davantage de compétitivité à l'économie et ne seraient pas plus incitatives pour ses agents. Aller encore plus bas sur le taux directeur ou le taux de facilité de dépôt ne stimulerait pas plus le déploiement et la mobilité des capitaux', estime un spécialiste de Quilvest AM.

Le seul effet de ces décisions serait de tirer plus bas encore les taux longs 'alors que plus que 50% des émissions souveraines européennes sont déjà réalisées en territoire négatif'. 'Cela indiquerait que pour les années à venir le marché est en train d'anticiper une croissance réelle négative. Pourtant, depuis quelques années l'économie réelle en Europe donne de nouveaux signes de vie', affirme le spécialiste.

A suivre sur l'agenda statistique, demain, l'indicateur phare pour la conjoncture américaine : le rapport sur l'emploi d'août du Bureau of Labor Statistics. Le consensus table sur 180.000 créations de postes et un taux de chômage en baisse de 4,9 à 4,8%. Soit toujours plus près du plein emploi.

EG

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