Devises: l'euro tient bon après le PMI américain de services

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(CercleFinance.com) - Ce midi sur le marché des changes en Europe, la monnaie unique européenne s'affichait en hausse symbolique contre ses grandes contreparties, notamment le dollar affecté hier par une statistique décevante. Ainsi prenait-elle symboliquement 0,08% contre le billet vert, à 1,1027 dollar, environ 0,20% contre le sterling et le yen, et enfin 0,31% face au franc suisse à 1,0928 franc l'euro.

L'euro tient donc de nouveau la barre des 1,10 dollar un temps menacée hier. Comme le relèvent des spécialistes parisiens ce matin, “le taux de change euro/dollar subit de multiples pressions contradictoires. La publication d'indicateurs économiques médiocres aux Etats-Unis ou les déclarations de membres de la BCE, comme Jans Weidman, sont favorables à la devise européenne, mais le rebond des indices américains, dans le sillage des cours du pétrole et les incertitudes sur les conséquences économiques autour du 'Brexit' soutiennent le dollar.”

En attendant, hier, l'indice PMI Markit des services aux Etats-Unis est tombé de 53,2 points en janvier à 49,8 points en février, c'est-à-dire sous la barre des 50 qui sépare la contraction (au dessous) de l'expansion (au-dessus). Il s'agit du plus bas niveau de cet indicateur d'activité en 28 mois, souligne l'institut. En outre, le consensus, qui attendait un chiffre en hausse à 53,5 points, a été pris à contre-pied.

Etant donné le poids des services dans l'économie, l'économiste principal de Markit, Chris Williamson, a déclaré que 'cette enquête PMI souligne que le risque de voir l'économie américaine se contracter au premier trimestre 2016 est significatif'. De plus, 'la baisse de la confiance des entreprises et le tassement des carnets de commande suggèrent que le pire est à venir', ajoute, lugubre, M. Williamson.

“Le marché est en mode aversion au risque et, dans ces conditions, se tourne vers les valeurs refuge, comme le yen mais surtout l'or et les emprunts d'Etat, en particulier de l'Allemagne et de la France qui ont connu des mouvements acheteurs importants hier”, commente-t-on chez Saxo Banque.

Dans ce contexte, les statistiques américaines de l'après-midi seront suivies de plus près encore que d'habitude. On attend notamment les inscriptions hebdomadaires au chômage, vers 270.000 unités, mais aussi les commandes de biens durables de janvier (consensus, d'un mois sur l'autre : + 2,5%, dont + 0,2% en données centrales),

N'oublions la pression pesant sur la devise britannique, en baisse de 5,5% face au dollar depuis le début de l'année. “L'épicentre du mouvement baissier impactant la livre sterling est le “Brexit”. Ce dernier contribue notamment au renforcement du sentiment d'aversion au risque présent non seulement sur les marchés monétaires mais également actions”, commentent ce matin les analystes de FXCM.

EG

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