Devises: l'euro tente de se stabiliser vers 1,06 dollar.

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(CercleFinance.com) - Après avoir souffert de l'élection de Donald Trump, la monnaie unique européenne tentait toujours de se stabiliser sur le marché des changes. Mardi à mi-séance, l'euro grappillait symboliquement 0,04% contre le dollar à 1,0637, tout comme face au yen (+ 0,09% à 117,84), et en prenant 0,15% contre le franc suisse à 1,0737, et 0,32% face au yen à 0,8535.

Petit rappel des épisodes précédents : le 9 novembre dernier, la victoire surprise de Donald Trump aux élections présidentielles américaines a d'abord fait grimper l'euro jusqu'à 1,13 dollar. Puis la monnaie unique européenne est partie dans une longue série de baisses qui l'ont ramené vers son plus bas niveau annuel, sous 1,06 dollar, ces derniers jours.

L'argument est simple : surpris mais pas démontés pour autant, les opérateurs de changes ont retenu la partie du programme du candidat républicain portant sur les baisses (massives) d'impôts pour les entreprises et les ménages, ainsi que les “grands travaux” d'infrastructures. Ce qui pourrait présager d'un accroissement de la dette fédérale américaine, mais aussi d'une accélération de la croissance du PIB des Etats-Unis dans les années qui viennent. En effet, les dernières prévisions (qui datent de fin septembre) de la Fed ne tablent que sur des croissances de 2% en 2017 comme en 2018.

A l'inverse, l'euro est pénalisé par le retour des risques politiques sur le Vieux continent, du Brexit (même si le Royaume-Uni ne fait pas partie de la monnaie unique) à l'Italie en passant par les nombreuses élections majeures qui s'annoncent, en France et en Allemagne par exemple.

Reste que depuis le 17 novembre, la paire euro/dollar tente de se stabiliser aux alentours de 1,06 dollar. D'abord, la politique économique que Donald Trump mettra effectivement en oeuvre reste une inconnue majeure. Par exemple, le “president elect” a fait savoir hier que dès son arrivée à la Maison blanche, il entend “sortir” les Etats-Unis du Traité commercial transpacifique (TPP). Or cette perspective était généralement considérée comme lointaine par les opérateurs.

En outre, l'euro est aussi soutenu, rappelle Aurel BGC, par “l'actualité politique en Allemagne avec l'annonce de la candidature de Mme Merkel à sa propre succession.” L'Allemagne reste la première économie de l'Eurozone et sa prospérité se traduit, après trois mandats pour la chancelière Angela Merkel, par un taux de chômage des plus bas. Ainsi qu'un “leadership” économique non contesté de la région.

Sans oublier, en France, souligne-t-on chez Société Générale, la victoire inattendue du candidat libéral-conservateur François Fillon aux primaires de la droite et du centre en vue des présidentielles de 2017.

Ajoutons que c'est jeudi que le jour férié de Thanksgiving sera observé aux Etats-Unis, ce qui devrait peser sur les échanges et les variations des marchés en fin de semaine.

Signalons malgré tout que les événements politiques à risques ne manqueront pas en Europe, à commencer, dimanche 4 décembre, par le référendum constitutionnel en Italie, ainsi le même jour que la ré-édition des élections présidentielles d'Autriche.

Toujours l'agenda du mois de décembre : la BCE réunira son conseil des gouverneurs le 8 décembre, puis la Réserve fédérale américaine fera de même les 13 et 14 décembre. A en croire l'indicateur FedWatch du CME, la probabilité d'un nouveau 'tour de vis' de la part de la Fed atteint maintenant 95,4%.

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