Devises: l'euro perd du terrain contre le dollar ce midi.

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(CercleFinance.com) - La monnaie unique européenne voyait rouge mardi midi face à la plupart de ses grandes contreparties avant la réouverture des marchés américains, clos hier pour le President's Day. Principaux facteurs : les perspectives haussières des taux américains et le risque politique européen. A cette heure, l'euro perd 0,73% contre le dollar à 1,0536, 0,32% contre le sterling à 0,8488 et 0,23% face au yen. Rien à signaler en revanche face au franc suisse.

La divergence monétaire entre les deux rives de l'Atlantique Nord est toujours d'actualité, à la défaveur de l'euro : hier, le patron de la Fed de Philadelphie, Patrick Harker, a déclaré si l'économie américaine continuait sur sa lancée, un nouveau “tour de vis” de 25 points de base sur les taux courts serait envisageable dès le comité de politique monétaire des 14 et 15 mars. Soit plus tôt que prévu par le marché. Car pour l'heure, selon M. Harker, la politique de la Fed est “incroyablement accommodante”.

Même si elle a annoncé la réduction du montant de ses rachats d'actifs (de 80 à 60 milliards d'euros par mois) à partir d'avril, la BCE se montre quant à elle plus accommodante encore. De plus, et au-delà de la Grèce, le risque politique européen est l'objet d'intenses spéculations : “l'un des principaux focus des investisseurs dans les prochaines semaines sera l'élection présidentielle française. Le risque Le Pen a atteint un plus haut hier sur les places boursières à la faveur d'un sondage OpinionWay pour Les Echos/ Radio Classique plaçant la candidate du FN au-dessus de 40% au second tour (43% face à François Fillon et 42% face à Emmanuel Macron), ce qui semble crédible.”

En conséquence, l'écart de taux séparant les emprunts d'Etat français et allemand à dix ans est grimpé vers 0,83 point de pourcentage, “le plus haut niveau depuis 2012.” Et pourtant, Saxo Banque n'y croit pas : les analystes estiment que Marine Le Pen ne dispose pas des réserves de voix suffisantes pour l'emporter au second tour.

“A maints égards, la crainte des investisseurs étrangers (qui détiennent environ 60% du stock de dette souveraine du pays) reflète surtout une méconnaissance majeure du système politique française et de la dynamique de partis. Un retour à la normal devrait se produire dès le lendemain du second tour”, estiment-ils.

Du côté statistique, on a appris que l'estimation flash de l'indice PMI Markit sur l'Eurozone s'est redressée de 54,4 points en janvier à 56 points en février, son plus haut niveau depuis avril 2011. Ce chiffre dépasse aussi les attentes du consensus, de l'ordre de 54,3 points.

'Si ce fort rythme de croissance de l'activité venait à se maintenir en mars, la zone euro pourrait afficher une hausse de son PIB de 0,6% au premier trimestre 2017', souligne Chris Williamson, économiste principal d'IHS Markit.

EG

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