Devises: l'euro ne sait plus à quel saint se vouer.

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(CercleFinance.com) - Mardi midi sur le marché des changes, l'absence de tendance dominait pour la monnaie unique européenne face à nombre de ses grandes contreparties, à commencer par le dollar américain (- 0,13% à 1,0874) et le franc suisse (+ 0,07% à 1,0869). En revanche, l'euro prenait 0,53% face au yen à 123,03 et perdait 0,60% contre le sterling, à 0,7767.

L'euro résiste bien malgré des statistiques mitigées. Certes, le taux de chômage de l'union monétaire européenne s'est établi à 10,3% en janvier 2016, en baisse par rapport au taux de 10,4% enregistré en décembre 2015 et à celui de 11,3% de janvier 2015. Un taux également au plus bas depuis août 2011.

A l'inverse, l'indice PMI final Markit pour l'industrie manufacturière s'est replié de 52,3 en janvier à 51,2 en février pour la zone euro, son plus bas niveau depuis 12 mois. Les faibles performances des deux principales économies de la zone euro pèsent sur la croissance globale de la région, les indices PMI en Allemagne et en France ne s'établissant en effet que très légèrement au-dessus des 50, qui séparent l'expansion (au-dessus) de la contraction de l'activité (en dessous). Cependant, les anticipations du marché étaient conformes à la précédente estimation, dite “flash”, à 51 points.

De même, l'indice PMI manufacturier du Royaume Uni chute à 50,8, un plus bas depuis avril 2013, 'apportant de l'eau au moulin du discours de plus en plus conciliant de la Banque d'Angleterre', selon Rob Dobson, économiste principal de Markit. Le consensus tablait sur un chiffre de 52,2.

Selon Saxo Banque, les investisseurs “applaudissent la baisse du taux de réserve obligatoire des banques en Chine alors que cette mesure s'est révélée historiquement peu efficace pour stabiliser l'économie. Il s'agit d'une fuite en avant qui n'empêchera pas, à terme, une dévaluation du yuan”. Ce qui a selon les spécialistes pour conséquence de faire grimper les taux d'intérêt allemands, les investisseurs achetant outre-Rhin des papiers d'Etat “refuge” libellés, en l'espèce, en euros.

Notons que dans un peu plus d'une semaine se réunira le conseil des gouverneurs de la BCE, puis celui de la Fed. Le premier des deux pourrait se solder par de nouvelles mesures d'assouplissements monétaires bon conventionnels, au vue des récentes déceptions sur l'inflation et sur l'activité sur le Vieux Continent. Nombre d'analystes tablent sur une augmentation de “l'enveloppe” mensuelle de rachat d'actifs obligataires, pour l'heure de 60 milliards d'euros, et sur un taux de dépôt plus négatif encore qu'il ne l'est déjà.

L'actualité sera également chargée cet après-midi aux Etats-Unis. D'un point de vue statistique, elle sera notamment marquée par les indices PMI et ISM de février et les dépenses de construction de janvier. Notons aussi que c'est aujourd'hui le “Super Tuesday”, jour clé dans les primaires américaines qui vont désigner les candidats des grands partis à la prochaine présidentielle puisqu'il concerne une douzaine d'Etats, dont le Texas.

EG

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