Devises: l'euro/dollar en manque de catalyseur.

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(CercleFinance.com) - Vendredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne connaissait de nouveau de légères baisses contre ses grandes contreparties. Mais la tendance générale reste à l'indécision. Ainsi l'euro cédait-il 0,42% contre le yen à 123,52 et 0,19% contre le dollar américain à 1,1352, tout en restant plus neutre contre le sterling et le franc suisse.

Quid des statistiques de la matinée ? Elles sont contrastées. Notons d'abord d'une révision en baisse de la croissance dans la zone euro à +0,5% au premier trimestre, contre une première estimation de 0,6% dont le consensus pensait qu'elle serait confirmée.

Cependant, dans la première économie de ladite zone, l'Allemagne, la croissance du PIB a atteint 0,7%, soit une nette accélération par rapport à celle de 0,3% du trimestre précédent qui a aussi légèrement battu le consensus (+ 0,6%).

Notons d'ailleurs que sur la semaine, le bilan n'est pas si négatif pour la principale devise du Vieux Continent : elle gagne pour l'heure plus de 1% contre le yen, même si elle se tasse en revanche de 0,3 à 0,5% contre le sterling et le dollar.

En somme, les marchés de devises continuent de piétiner. Mais pour les cambistes de Société Générale, 'ils ne sont calmes qu'en apparence. La Fed est en 'stand by' quand la Banque du Japon et la BCE ne manquent certainement pas de munitions. La 'guerre des devises' a fait place à la 'trêve des devises'', indique une note.

Entre fin janvier et mi avril, le dollar a perdu 6% de sa valeur contre un panier des principales devises concurrentes. Mais depuis lors, constate SG, il se montre sans grande direction.

Les spécialistes se demandent si le dollar ne pourrait pas reprendre sa marche en avant, et pointent un indicateur à guetter : les taux d'intérêt à long terme, reflet des anticipations de croissance, d'inflation et, quelque part, des taux directeurs. Le 'dix ans' fédéral américain, qui frôlait les 2% fin décembre, est revenu pour l'heure à 1,73%. En effet, les opérateurs doutent que la Fed relèvera sensiblement ses taux courts cette année. Mais cela est-il si sûr ?

De plus, l'intérêt des investisseurs pour les actions et les obligations à haut rendement pourrait s'émousser et les inciter à se reporter sur la valeur refuge que reste le dollar.

Cet après-midi, les cambistes guetteront, aux Etats-Unis, les ventes de détail et les prix à la production, puis les stocks des entreprises et la confiance des consommateurs du Michigan. Des chiffres qui devraient être suivis de près puisque la consommation concentre les deux tiers environ du PIB des Etats-Unis.

EG

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