Devises: l'attentisme est toujours de mise.

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(CercleFinance.com) - Vendredi midi sur le marché des changes, entre deux réunions des banques centrales, la monnaie unique européenne s'apprête à terminer la semaine sans grande tendance, au-delà de 1,12 dollar. A mi-séance, l'euro se tassait de 0,13% à 1,1228 dollar et de 0,31% face au yen, à 114,44. Il gagnait en revanche 0,20% contre le franc suisse, à 1,0951, et 0,37% à 0,8521 sterling l'euro.

L'attentisme domine toujours pour les cambistes, déçus la semaine passée par la confirmation du faible entrain de la BCE à prolonger son programme de rachats d'actifs obligataire, qui vient de dépasser la barre symbolique des 1.000 milliards d'euros. Mené au rythme de 80 milliards par mois, ce “QE à l'Européenne” devrait, pour l'heure, cesser à la fin du mois de mars 2017. Inquiète des conséquences de la faiblesse prolongée des taux d'intérêt, la BCE ne donne pour l'instant pas l'impression de vouloir aller plus loin.

Autre facteur incitant à l'expectative : la perspective de la prochaine réunion du comité de politique monétaire (le FOMC) de la Fed, qui se terminera le 21 septembre prochain. Chez Saxo Banque, les attentes ne sont pas très élevées. 'Au cours des trois derniers mois, plusieurs banques centrales de premier plan ont reconnu que la politique monétaire ne peut que permettre de gagner du temps mais qu'elle n'est pas suffisante pour renforcer la croissance économique', écrivent ce matin les spécialistes.

Par ailleurs, hier et sans surprise, la Banque d'Angleterre a maintenu sa politique monétaire inchangée. La Banque du Japon, elle s'est lancée dans un 'maxi-QE' étendu, via les ETF, aux marchés d'actions. Mais ses résultats macro-économiques ne semblent pas des plus probants.

Tout à l'heure depuis les Etats-Unis, les cambistes prendront connaissance des derniers chiffres de l'inflation, ainsi que de la confiance du consommateur mesurée par l'université du Michigan.

A en croire Aurel BGC, “au regard de la faible réaction des investisseurs au déluge d'indicateurs économiques publiés hier, il est probable que l'indice des prix à la consommation pourrait passer 'inaperçu' sur les marchés, sauf énorme surprise.”

Et ils ajoutent : ”L'inflation faible reste le principal argument des 'colombes' de la Fed. Une forte accélération des prix pourrait inquiéter certains membres du FOMC et les inciter à monter les taux directeurs”.

EG

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