Devises: en route pour la parité euro/dollar en 2016 ?

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(CercleFinance.com) - Mardi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne évoluait à peine, en pleine 'trêve des confiseurs', face à ses grandes contreparties comme le billet vert américain (- 0,05% à 1,0970 dollar), le yen (+ 0,02% à 132,14) et le franc suisse (+ 0,03% à 1,0845). Seul mouvement (relativement) notable : une hausse de 0,20% face au sterling britannique, à 0,7389.

Les cambistes de Société Générale (SG) proposent ce matin une petite mise en perspective de l'année 2015 pour l'euro/dollar. Les spécialistes notent que la corrélation de la paire de devises avec le différentiel de taux d'intérêt des deux rives de l'Atlantique Nord s'est certes effondré en début d'année. Mais il a ensuite repris du poil de la bête 'et au 4e trimestre, les taux de court termes sont à nouveau dominants'.

Certes, une corrélation n'équivaut pas à un lien de causalité. Mais au rythme actuel, estiment les cambistes de SG, on peut déduire au doigt mouillé qu'il suffirait que les taux américains à deux ans atteignent 2% pour que l'euro/dollar atteigne la parité (1:1).

Inférieur à 0,50% en janvier dernier, le rendement des emprunts d'Etat fédéraux américains à deux ans ne cesse de grimper depuis l'automne et cote ce matin 1,07%, soit son plus haut niveau de l'année. Or selon SG, le 'deux ans' US devrait atteindre les 2% au deuxième semestre 2016. A suivre.

Rappelons que l'euro/dollar se négociait 1,21 voilà un an exactement, et qu'il a perdu depuis lors près de 10% de sa valeur. Ce qui vaut aussi, dans les mêmes proportions, contre le franc suisse, le yen japonais et le dollar de Hong Kong. Face au sterling, le recul de l'euro se limite, toujours sur un an, à 5,6%.

Autre élément favorable à l'hypothèse de la “parité” euro/dollar : une nouvelle action non conventionnelle de la BCE, qui par nature dégrade le bilan de la banque centrale et donc, mécaniquement, la valeur de la devise dont elle a la charge. Or Yves Mersch, qui fait partie du directoire de la BCE, “a indiqué que l'institution n'avait pas épuisé toutes 'ses munitions' et que le Quantitative Easing (QE, c'est-à-dire les rachats d'actifs en masse, ndlr) sera d'actualité aussi longtemps que nécessaire”, rapporte XTB France ce matin.

Quid de l'agenda statistique américain de l'après-midi ? Toujours selon XTB France, “la séance du jour sera peu animée en matière de statistiques économiques. En effet, aux États-Unis, nous devrons attendre le début d'après-midi pour prendre connaissance des chiffres du commerce extérieur pour le mois de novembre. Ensuite, Standard & Poor's publiera à 15h son indice des prix de l'immobilier qui mesure la variation des prix de vente des logements dans 20 zones métropolitaines. Enfin, l'indice établi par le Conference Board de confiance du consommateur américain sera publié à partir de 16h.”

EG

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