Devises: consolidation de l'euro face au billet vert.

le
0

(CercleFinance.com) - Vendredi midi sur le marché des devises, la monnaie unique européenne s'apprêtait à terminer la semaine sur en baisse contre ses principales contreparties, à commencer par le billet vert américain face à laquelle elle perd plus de 1% en huit jours. Tout en conservant, depuis le début de l'année, une avance de presque 4%.

A cette heure, l'euro restait neutre face au dollar à 1,1267, mais les 1,1465 touchés mardi restent lointains. Idem face au franc suisse même si l'euro recule de 0,18% contre le sterling, à 0,7946 et de 0,34% face au yen à 122,83.

Et pourtant, “bonne nouvelle pour la zone euro”, commentent ce matin les analystes de Saxo Banque, à propos d'une statistique de la veille: “le chiffre de l'inflation en mars est ressorti à 0% et non pas en territoire négatif. 'Ouf' de soulagement du côté de la BCE ! Point majeur, l'inflation sous-jacente, qui est surveillée de près par les décideurs européens, a atteint 1% sur un an en mars.”

Mais depuis le début d'avril, la BCE a porté de 60 à 80 milliards (+ 33,3%) le montant mensuel de ses rachats d'actifs obligataires, alors que ces derniers contribuent mécaniquement à dégrader son bilan. Et par ricochet la valeur de la devise dont elle a la charge.

A l'inverse, le dollar devrait souffrir d'un certain amoindrissement des prévisions du marché quant aux relèvements des taux directeurs de la Fed cette année. D'ailleurs Dennis Lockhart, le patron de la Fed d'Atlanta qui fait pourtant partie des “faucons”, “a indiqué avoir changé son opinion sur une hausse des taux directeurs en avril. La faiblesse de l'inflation et de la consommation des ménages milite pour une pause dans le mouvement de hausse des taux directeurs”, résument les analystes d'Aurel BGC ce matin.

Reste que les facteurs d'inquiétudes militant pour la valeur refuge qu'est le dollar américain ne manquent pas : citons pêle-mêle l'issue de la conférence pétrolière de Doha de dimanche, le risque de 'Brexit' britannique, les problèmes du marché du crédit en Chine, etc.

Du côté de la livre sterling, si les sondages d'opinions en vue du référendum britannique du 23 juin restent inquiétants du point de vue du risque de “Brexit”, la communauté financière ne semble pas d'accord : la City et les autres investisseurs n'ont pas l'air de croire à cette éventualité. “Nous le disons et répétons depuis plusieurs mois : une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE) serait une catastrophe pour l'économie britannique”, insiste d'ailleurs ce matin XTB France. Ce qui peut influer sur la valeur relative du sterling.

Tout à l'heure depuis les Etats-Unis, les opérateurs de changes seront attentifs à l'indice Empire State de la Fed de New York, et à la production industrielle.

EG

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant

Partenaires Taux