Devises: calme plat estival pour l'euro.

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(CercleFinance.com) - Les marchés des changes reflétaient l'attentisme et une certaine torpeur estivale au lendemain d'une réunion sans surprise de la BCE. A cette heure, l'euro se tasse sans grande tendance de 0,08% à 1,1014 dollar, de 0,11% face au yen à 116,97 et reste neutre contre le franc suisse tout en prenant 0,78% contre le sterling, à 0,8398.

Hier la BCE a, au terme de son premier conseil des gouverneurs depuis le vote du Brexit par les Britanniques, maintenu ses taux directeurs et n'a pas amendé le reste de sa politique monétaire, soit sa partie “non conventionnelle” formée notamment des rachats en masse (80 milliards d'euros par mois) de produits obligataires.

Quid des conséquences du séisme provoqué par le choix du Brexit ? Le président de la BCE, Mario Draghi, a déclaré que 'la volonté exprimée des banques centrales de fournir de la liquidité et notre politique monétaire accommodante a contribué à contenir le stress des marchés'.

Autre difficulté évoquée : les créances douteuses en Italie, qui “sont assurément un problème important pour la rentabilité future et pour la capacité des banques à prêter'.

Les analystes de XTB France rappelent que “M.Draghi n'a pas manqué de rappeler que son institution conserve un biais attentiste à l'égard du Brexit et que la BCE se tenait prête à étendre son Quantitative Easing (QE) afin de soutenir les marchés”. Bref, rendez-vous à la rentrée, quand les conséquences économiques du Brexit seront chiffrables, pour une éventuelle action nouvelle.

'Certains craignent que la Banque du Japon (BoJ) ne l'imite lors de sa prochaine réunion. Les propos de M. Kuroda (le gouverneur de la BoJ), indiquant dans une interview à la BBC qu'il n'y avait pas besoin de se lancer dans 'l'helicopter money' (la création monétaire directe au profit des agents économiques, ndlr) n'ont pas provoqué d'appréciation du yen, mais ils ont pesé sur les marchés actions nippons', ajoutent les analystes d'Aurel BGC.

Du côté des statistiques, on a appris ce matin que la croissance de l'activité avait ralentit dans le secteur privé de la zone euro en juillet, à en croire l'indice PMI 'flash' composite qui se replie à 52,9 ce mois-ci, son plus bas niveau en 18 mois. 'La fragilité de la reprise laisse toutefois envisager la possibilité de nouvelles mesures de relance dans les prochains mois', a commenté Chris Williamson, l'économiste en chef de Markit.

De même, le secteur privé britannique tombe brutalement en zone de contraction ce mois-ci, au vu de l'indice PMI composite de Markit et du CIPS qui ressort à 47,7 en estimation flash -son plus bas niveau depuis avril 2009- contre 52,4 en juin. 'Alors que les responsables de la politique monétaire attendent des données dures sur l'état de l'économie, la chute de l'indice PMI apportera un argument de poids pour une action de soutien', estime Chris Williamson.

EG

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