Devant les assises, Barresi se dépeint en «primo-délinquant»

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«Parrain» au casier judiciaire vide, Bernard Barresi comparaît depuis lundi devant les assises du Haut-Rhin pour une attaque de fourgon vieille de plus de vingt ans. Au premier jour du procès, il a joué au vieux routier du prétoire.

Il ne faut pas se fier aux apparences: l'homme qui vient de surgir, souple et costaud comme un puma, souriant, dans le box des assises du Haut-Rhin, est «impressionné». C'est lui qui le dit. On le serait à moins: accusé d'avoir participé, le 1er mars 1990, à l'attaque d'un fourgon blindé près de Mulhouse, raflant ainsi 5,145 millions d'euros, Bernard Barresi, 49 ans, encourt vingt ans de réclusion. C'est d'ailleurs la peine dont il a écopé, par contumace, en 1994.

Parrain au casier judiciaire vierge

Celui que la police présente comme un «parrain» marseillais a un casier judiciaire vierge. Il n'a jamais comparu aux assises, mais se comporte en vieux routier du prétoire. Volubile, il a, en dépit de fréquents trous de mémoire, une réponse pour chaque question et fait tonner l'accent de la Canebière au pays des cigognes, ce qui est cocasse. Il se dit «impressionné», donc, mais quand l'avocat général se lève, il soupire: «Ah là là, je crains le pire...» On

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