Devant la CPI, le chef d'une milice de RDC se dit prêt à mourir

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    AMSTERDAM, 13 septembre (Reuters) - Un ancien chef de guerre 
congolais, qui a entamé la semaine dernière une grève de la faim 
pour dénoncer ses conditions de détention, a déclaré mardi aux 
magistrats de la Cour pénale internationale (CPI) chargés de le 
juger qu'il "était prêt à mourir". 
    Bosco Ntaganda, surnommé "Terminator" lorsqu'il dirigeait 
les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), est 
accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité pour 
les atrocités commises par ses soldats en République 
démocratique du Congo (RDC) en 2002 et 2003. 
    "Je n'ai pas la possibilité de revoir ma femme et mes 
enfants dans des conditions normales. C'est la raison pour 
laquelle j'ai perdu tout espoir. C'est pourquoi je suis prêt à 
mourir", affirme-t-il dans un communiqué lu par son avocat. 
    Bosco Ntaganda a également demandé à ce dernier de ne plus 
le représenter et de mettre fin à toute procédure légale 
entreprise en son nom. 
    L'ancien chef de guerre a cessé de s'alimenter la semaine 
passée afin de protester contre les restrictions imposées à ses 
conversations téléphoniques et aux droits de visite dont il 
bénéficiait depuis 2014. La CPI redoutait que Ntaganda puisse, 
par ce moyen, influencer certains témoins. 
    Un examen médical a établi que l'accusé était trop affaibli 
pour être physiquement présent à l'audience de mardi à laquelle 
il a assisté depuis sa cellule par visioconférence.    
 
 (Stephanie van den Berg; Pierre Sérisier pour le service 
français, édité par Tangi Salaün) 
 
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