Deuxième mise en examen après l'attentat déjoué de Villejuif

le , mis à jour à 21:27
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(Actualisé avec placement en détention provisoire) PARIS, 29 avril (Reuters) - Un homme de 33 ans qui était en garde à vue depuis samedi dans l'enquête sur l'attentat déjoué de Villejuif (Val-de-Marne) a été mis en examen mercredi par un juge antiterroriste, a-t-on appris de source judiciaire. Il s'agit de la deuxième mise en examen dans ce dossier après celle de Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d'avoir préparé un attentat "imminent" contre au moins une église de Villejuif. L'homme a été placé mercredi en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet. Il a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste et criminelle, recel de vol en bande organisée et usage de fausses plaques d'immatriculation, autant de faits en relation avec une entreprise terroriste. Ses empreintes génétiques avaient été relevées dans un véhicule découvert à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et sur un gilet pare-balles saisi lors de perquisitions, a-t-on précisé. Il est connu des services de police pour des faits de droit commun, notamment pour vols, extorsion et trafic de stupéfiants, a ajouté cette source. Un autre homme, âgé de 32 ans, dont l'ADN a été retrouvé sur une brosse à cheveux au domicile de Sid Ahmed Ghlam et qui était en garde à vue depuis dimanche, a été relâché, a-t-on indiqué. Sid Ahmed Ghlam est également soupçonné du meurtre d'une jeune femme retrouvée tuée par balle dimanche matin dans sa voiture. Il a notamment été mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes en relation avec une entreprise terroriste et assassinat en relation avec une entreprise terroriste, et placé en détention provisoire. Les juges cherchent désormais à déterminer s'il a bénéficié de complicités -- il était notamment en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie --, quelles ont été ses sources de financement et d'où viennent les armes qui étaient en sa possession. Selon Le Canard enchaîné, la police enquête sur de possibles liens entre l'étudiant algérien de 24 ans et les frères Kouachi, auteurs de l'attaque qui a fait 12 morts contre Charlie Hebdo en janvier dernier. Sollicité par Reuters, le parquet de Paris n'a pas souhaité commenter cette information. (Chine Labbé, édité par Sophie Louet)

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