Deuxième arrestation en Malaisie après la mort du demi-frère de Kim Jong-un

le , mis à jour à 08:59
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 (Actualisé avec précisions, déclaration du vice-Premier 
ministre malaisien) 
    KUALA LUMPUR, 16 février (Reuters) - Une deuxième femme 
soupçonnée d'être impliquée dans l'assassinat présumé de Kim 
Jong-nam, demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, était 
en état d'arrestation jeudi, a annoncé la police malaisienne. 
    L'agence de presse officielle Bernama a rapporté que cette 
femme avait été placée en garde à vue pour sept jours, tout 
comme celle interpellée la veille à l'aéroport international de 
Kuala Lumpur, deux jours après le décès de Kim Jong-nam dû selon 
les premières hypothèses à un empoisonnement à l'aéroport. 
    La police a précisé que la deuxième arrestation avait eu 
lieu vers 02h00 du matin jeudi (20h00 GMT mercredi) et que la 
femme, seule à ce moment-là, détenait un passeport indonésien, 
alors que la première en possédait un vietnamien. 
    Des parlementaires sud-coréens ont déclaré mercredi, en 
citant les services de renseignement de leur pays, que ceux-ci 
soupçonnaient deux femmes travaillant pour les services secrets 
nord-coréens d'avoir assassiné Kim Jong-nam. Des sources 
gouvernementales américaines ont également dit croire à 
l'implication de Pyongyang dans ce décès. 
    "L'enquête continue. Des mesures contre le(s) suspecte(s) 
seront prises conformément à la loi", ajoute le communiqué de la 
la police malaisienne. 
    Les médias nord-coréens n'avaient toujours pas fait état de 
la mort de Kim Jong-nam jeudi matin. Kim Jong-un a visité à 
minuit le palais du Soleil Kumsusan à l'occasion de la 
célébration de la naissance de son père, Kim Jongil, décédé en 
2011. 
    Les services de renseignement sud-coréens ont expliqué à des 
parlementaires à Séoul que Kim Jong-un avait émis un "ordre 
permanent" d'assassinat de son demi-frère et qu'une première 
tentative ratée avait eu lieu en 2012. 
    Mercredi, les autorités malaisiennes ont rejeté la demande 
de représentants de la Corée du Nord visant à empêcher 
l'autopsie du corps de Kim Jong-nam, a-t-on appris de trois 
sources gouvernementales malaisiennes. 
    Le vice-Premier ministre malaisien Ahmad Zahid Hamidi a 
déclaré à la presse que la police avait reçu de représentants 
nord-coréens une demande de restitution du corps du défunt.  
    "Une fois toutes les procédures policières et médicales 
achevées, nous pourrons restituer le corps aux proches de la 
victime par l'intermédiaire de l'ambassade", a-t-il dit.  
    En Chine, principal soutien et partenaire économique de la 
Corée du Nord, un porte-parole du ministère des Affaires 
étrangères a déclaré que les autorités suivaient l'évolution du 
dossier.  
     
 
 (Joseph Sipalan et A. Ananthalakshmi; Julie Carriat et Marc 
Angrand pour le service français) 
 
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