Deux suspects toujours entendus sur les meurtres en Essonne

le
0
DEUX SUSPECTS TOUJOURS ENTENDUS SUR LES MEURTRES EN ESSONNE
DEUX SUSPECTS TOUJOURS ENTENDUS SUR LES MEURTRES EN ESSONNE

PARIS (Reuters) - Deux suspects interpellés dans le cadre de l'enquête sur une série de quatre meurtres commis depuis novembre dans l'Essonne ont passé la nuit de samedi à dimanche en garde à vue, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Un premier homme, qualifié d'"intéressant" par les enquêteurs, avait été arrêté samedi à Ris-Orangis dans l'Essonne, près de Paris, alors qu'il sortait du domicile d'un membre de sa famille.

Une perquisition a eu lieu au domicile de cet Antillais d'une trentaine d'années à Draveil. Il est présenté comme ayant des troubles psychologiques, selon une source policière.

Une moto de marque Suzuki bleue et blanche, qui correspond en tous points à celle qui était recherchée, a retrouvée à Draveil, dans un box.

Cet homme n'a pas le permis voiture, ni moto et le deux-roues retrouvé est au nom du deuxième suspect, qui a été appréhendé à Paris pour des "vérifications".

L'interpellation a été rendue possible grâce au signalement de la moto, selon le ministère de l'Intérieur.

La police avait en effet diffusé mardi des photos d'une Suzuki bleue et blanche, de modèle GSX-R 750 ou 1000, semblable à celle qui pourrait avoir été utilisée par le ou les auteurs des meurtres.

Le principal suspect est un marginal qui souffrait d'une maladie depuis plusieurs années, a raconté son voisin de palier, étonné qu'il puisse être l'auteur des meurtres.

"C'est quelqu'un de très solitaire, sans travail, quelqu'un qui était un peu perdu, un marginal de la société", a dit ce témoin sur Europe 1. "Mais très gentil d'apparence. Très très gentil. Quand on se voyait, on parlait de musique. Parfois il cherchait du boulot j'essayais de l'aiguiller", a-t-il ajouté.

Une centaine d'enquêteurs de la police judiciaire sont mobilisés sur cette affaire et un important dispositif policier a été mis en place après un quatrième meurtre la semaine dernière à Grigny.

Le cas de cette femme abattue avec un pistolet semi-automatique de calibre 7,65 a amené les autorités à découvrir que la même arme avait déjà servi à commettre trois autres crimes dans le département francilien depuis novembre.

La série est une énigme puisqu'un homme, ex-ami de la victime, avait été incarcéré après le premier meurtre, après avoir reconnu les faits. Il s'est rétracté depuis ses premiers aveux et s'est de nouveau déclaré totalement innocent lors d'une nouvelle audition par un juge d'instruction la semaine dernière.

Outre la laborantine tuée le 27 novembre, un ingénieur de 51 ans a été assassiné le 21 février à Juvisy-sur-Orge. Le 19 mars, un retraité de 81 ans a été abattu dans le hall de son immeuble à Ris-Orangis, une commune voisine, par un homme qui semblait l'attendre. Enfin, le 5 avril, une femme de 47 ans a été tuée de nouveau dans un hall d'immeuble à Grigny.

Gérard Bon

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant