Deux suspects ouïghours nient tout rôle dans l'attentat de Bangkok

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    BANGKOK, 16 février (Reuters) - Deux Chinois de souche 
ouïghoure ont comparu mardi devant un tribunal militaire 
thaïlandais et rejeté la totalité des charges retenues contre 
eux dans l'affaire de l'attentat à la bombe qui a fait 20 morts 
le 17 août dernier à Bangkok. 
    La majeure partie des personnes tuées lors de l'explosion au 
sanctuaire hindouiste Erawan étaient des étrangers. Plus de 120 
personnes ont été blessées dans l'explosion au sanctuaire, 
fréquenté aussi bien par les touristes que par les Thaïlandais. 
    "Je suis un musulman innocent", a clamé l'un des deux 
suspects, Yusufu Mieraili, devant le tribunal. 
    Mieraili et Adem Karadag, également appelé Bilal Mohammed, 
ont écouté la lecture des chefs d'accusation retenus contre eux, 
dans le tribunal situé dans la partie historique de Bangkok. 
    Dix chefs d'inculpation les visent, dont ceux de meurtre, 
meurtre avec préméditation et détention illégale d'explosifs. 
    Selon la police, les deux hommes ont avoué avoir joué un 
rôle dans l'explosion du 17 août, qui n'a jamais été 
revendiquée. L'avocat de Karadag a assuré mardi que son client 
n'avait jamais avoué. 
    Au total, la police thaïlandaise a émis 17 mandats d'arrêt 
en lien avec l'attentat de Bangkok. Quinze de ces personnes sont 
toujours en fuite. 
 
 (Amy Sawitta Lefevre; Eric Faye pour le service français) 
 
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