Deux supporters placés en détention après les violences de Nice

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DEUX SUPPORTERS PLACÉS EN DÉTENTION APRÈS LES VIOLENCES EN MARGE DE NICE/SAINT-ÉTIENNE
DEUX SUPPORTERS PLACÉS EN DÉTENTION APRÈS LES VIOLENCES EN MARGE DE NICE/SAINT-ÉTIENNE

NICE (Reuters) - Deux des sept supporters de Saint-Etienne et de Nice soupçonnés d'être impliqués dans des violences au stade de Nice le 24 novembre dernier ont été placés jeudi en détention provisoire.

Le tribunal correctionnel de Nice a également placé les cinq autres supporters sous contrôle judiciaire en attendant le procès qui a été renvoyé au 26 décembre. Dans le groupe de sept, on trouvait six supporters de Saint-Etienne et un de Nice.

Huit stadiers avaient été blessés lors d'incidents survenus avant le match de Ligue 1 opposant l'OGC Nice et l'AS Saint-Étienne, a rappelé à l'audience le vice-procureur Alain Guimbard. Près de 200 sièges de l'enceinte sportive avaient été arrachés et jetés en direction du camp adverse, obligeant les forces de l'ordre à évacuer une partie du stade.

Les sept jeunes hommes âgés de 19 à 26 ans ont reconnu les faits et plusieurs d'entre eux ont déjà été condamnés à des interdictions administratives ou judiciaires de stade.

L'un deux s'était retrouvé suspendu dans le vide. Il a indiqué aux enquêteurs qu'il s'était vu mourir, a souligné le président du tribunal David Hill.

Le vice-procureur a requis la détention provisoire en raison, notamment, d'un risque de réitération des faits selon lui, une sanction infligée à un Stéphanois et à un Niçois qui ont le passé le plus chargé en matière d'incidents similaires.

"Les faits ont été d'une rare violence', a-t-il dit. "Nous avons évité le pire. Il y a un préjudice d'image pour les deux clubs et les deux villes, et le football en général."

David Jacquemin, défenseur des six Stéphanois, a plaidé pour un contrôle judiciaire de ses clients, dénonçant la "passion" autour de cette affaire et sa "médiatisation".

Les six Stéphanois, interpellés mercredi matin chez eux, avaient été transférés après leur garde à vue par un vol spécial de la police aux frontières.

Craignant d'éventuels débordements en ville, les policiers avaient déployé 70 CRS dans le Vieux-Nice durant l'audience qui a été renvoyée au 26 décembre.

Matthias Galante, édité par Yves Clarisse

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