Deux sociétés étrangères en lice pour Petit-Couronne

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DEUX SOCIÉTÉS ÉTRANGÈRES EN LICE POUR PETIT-COURONNE
DEUX SOCIÉTÉS ÉTRANGÈRES EN LICE POUR PETIT-COURONNE

PARIS (Reuters) - Deux sociétés étrangères ont déposé des offres auprès du Tribunal de Rouen pour la reprise de la raffinerie de Petit-Couronne (Seine-Maritime), dont l'une proposant près de 500 millions d'euros d'investissements, a-t-on appris mardi auprès des syndicats et d'un repreneur potentiel.

Les deux offres déposées sont qualifiées d'"acceptables" par les syndicats. Elles ont été faites par le groupe Alafandi Petroleum Group (AFG), dont le site internet mentionne une adresse à Hong-Kong, et par le groupe Net Oil, qui regroupe plusieurs associés dont l'homme d'affaires Roger Tamraz, originaire du Moyen-Orient.

Mais le tribunal a décidé mardi de se donner un mois de plus pour prendre une décision et de reporter au 24 août la date-butoir pour le dépôt des offres, a annoncé Pascal Defalque l'avocat de Net Oil. La décision sera prise le 4 septembre, a-t-il ajouté.

Roger Tamraz, connu pour ses activités dans le gaz et le pétrole, a déclaré à Reuters qu'il était prêt à investir 486 millions d'euros au cours des trois prochaines années dans la raffinerie et qu'il conserverait l'ensemble des 550 emplois du site.

"On garde l'emploi, la direction formée par Shell", a ajouté Roger Tamraz, précisant que le site serait approvisionné en pétrole provenant du Moyen-Orient si son offre est acceptée.

La raffinerie de Petit-Couronne avait stoppé sa production le 10 janvier dernier après le dépôt de bilan de la société-mère Petroplus, basée en Suisse.

En juin, la société Shell, ancien propriétaire, a redémarré le site après avoir conclu un contrat temporaire d'exploitation pour une durée de six mois.

Les raffineries françaises ont perdu 2 milliards d'euros au cours des trois dernières années, selon les industriels du secteur.

La taxe exceptionnelle de 550 millions d'euros sur le secteur pétrolier annoncée par le gouvernement dans le cadre du budget rectificatif 2012 pourrait dégrader encore un peu plus la situation de ce secteur en freinant notamment les investissements étrangers.

Cette taxe a priori exceptionnelle devrait coûter environ 8 millions d'euros au site de Petit-Couronne.

Marc Parrad, avec Marion Douet à Paris, édité par Yves Clarisse

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