Deux semaines après, le mystère du vol MH370 reste entier

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DEUX SEMAINES APRÈS, LE MYSTÈRE DE LA DISPARITION DU BOEING DE MALAYSIA AIRLINES RESTE ENTIER
DEUX SEMAINES APRÈS, LE MYSTÈRE DE LA DISPARITION DU BOEING DE MALAYSIA AIRLINES RESTE ENTIER

par Michael Martina et A. Ananthalakshmi

KUALA LUMPUR (Reuters) - Deux semaines très exactement après la disparition du vol MH370 de la Malaysia Airlines, le mystère reste entier sur le sort de l'avion et de ses 239 passagers et membres d'équipage.

L'avion a décollé de Kuala Lumpur le 8 mars à 00h41 heure locale à destination de Pékin. A 01h07, la dernière transmission du système ACARS, qui fournit au sol des données de maintenance sur les moteurs, est reçue.

A 01h19, une voix dans le cockpit déclare aux contrôleurs aériens malaisiens: "Eh bien, bonne nuit." Deux minutes plus tard, le Boeing 777 disparaît des écrans radar, son transpondeur a été désactivé. Aucun contact n'est passé avec la tour de contrôle d'Ho Chi Minh-Ville, au Vietnam.

Les recherches commencent. Deux semaines plus tard, elles impliquent plus de vingt pays qui ne disposent d'aucune piste sûre.

Vendredi, les survols menés dans le sud de l'océan Indien, où des images satellites ont orienté les recherches, n'ont rien donné et le vice-Premier ministre australien, Warren Truss, a déclaré que les deux objets repérés sur un cliché satellite pris le 16 mars, l'un mesurant 25 mètres, l'autre moins de cinq mètres, avaient pu couler depuis.

Rien ne permet en outre de dire, à ce stade, que ces pièces appartenaient bien au Boeing 777 de la Malaysia Airlines.

"PISTE LA PLUS SOLIDE"

"Même s'il ne s'agit pas d'une piste formelle, c'est probablement la piste la plus solide et c'est pourquoi tant d'effort et d'intérêt sont apportés à ces opérations de recherches", a déclaré samedi le vice-Premier ministre australien.

Les opérations ont repris samedi avec six avions en mission au-dessus de cette zone située à plus de 2.000 km au sud-ouest de Perth. La Chine, le Japon et l'Inde vont également envoyer des avions.

"Le secteur est très éloigné, mais nous avons l'intention de poursuivre les recherches tant que nous n'aurons pas la certitude absolue que de nouvelles recherches seraient vaines, et ce jour-là n'est pas encore en vue", a ajouté Warren Truss, qui se trouvait sur une base aérienne de Perth.

Deux navires marchands sont déjà sur place. Des bâtiments de la marine australienne et de la marine chinoise font route vers cette zone.

"Les conditions météo sont bonnes dans la zone des recherches, avec une visibilité à 10 kilomètres", a déclaré Sam Cardwell, de l'Agence australienne de sécurité maritime (AMSA).

Mais les autorités ont également relancé les recherches aériennes et maritimes bien plus au nord, en mer d'Andaman, à l'extrémité nord du détroit de Malacca.

Pour les familles et les proches des passagers et des membres d'équipage, l'attente est insupportable, d'autant qu'un compte à rebours est enclenché depuis le 8 mars: passée une trentaine de jours en effet, les batteries qui alimentent les "boîtes noires" de l'appareil et leur permettre d'émettre sous l'eau un signal dans un rayon limité entre 2 et 3 km se seront vidées.

(avec Matt Siegel à Perth et Lincoln Feast à Sydney; Henri-Pierre André pour le service français)

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