Deux offres pour Dia attendues prochainement

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DEUX OFFRES POUR DIA FRANCE ATTENDUES PROCHAINEMENT
DEUX OFFRES POUR DIA FRANCE ATTENDUES PROCHAINEMENT

PARIS (Reuters) - Deux offres de reprise de la branche française de l'espagnol Dia, mise en vente par le numéro trois mondial du hard discount, sont attendues dans les jours qui viennent, a-t-on appris mardi auprès du gouvernement.

"Selon nos informations, deux offres vont être déposées", a-t-on déclaré dans l'entourage de la secrétaire d'Etat au Commerce, Valérie Fourneyron, en refusant de citer les acheteurs potentiels.

Carrefour et Casino sont intéressés par une reprise de ces actifs, qui comptent un réseau de plus de 800 magasins en France avec une forte présence à Paris, Lyon et Marseille, avait-on appris de source industrielle début mai.

Selon Le Figaro, les deux groupes auraient remis la semaine dernière une offre non engageante et ont jusqu'à la fin de la semaine prochaine pour déposer leurs offres fermes de rachat.

Carrefour s'est refusé à tout commentaire tandis que personne n'était joignable dans l'immédiat chez Casino.

L'hypothèse d'un éventuel partage à l'amiable entre tous les groupes de distribution (Leclerc, Carrefour, Casino, Auchan, Système U et Intermarché) de l'ensemble des magasins de Dia France, n'est pas privilégiée par le gouvernement.

"Il s'agit effectivement d'une méthode utilisée dans le cas des reprises industrielles, donc elle n'est pas écartée à terme. Mais pour l'heure, cette hypothèse de travail n'est pas envisagée", a-t-on dit dans l'entourage de Valérie Fourneyron.

"Nous nous concentrons d'abord sur le suivi des deux plans qui vont être déposés, avec comme seule préoccupation de favoriser une reprise globale de Dia France", a-t-on ajouté.

POSITIONS

Casino, propriétaire des supérettes Franprix et Leader Price, pourrait ainsi renforcer ses positions dans le discount.

Carrefour, qui s'était séparé de Dia à l'été 2011 sous la pression de ses investisseurs, opérant une scission et une mise en Bourse à Madrid, pourrait quant à lui accroître sa présence dans la proximité (Carrefour City ou Carrefour Contact) et les supermarchés (Carrefour Market).

Certains analystes estiment cependant que les actifs de Dia s'intègreraient mieux à ceux de Casino, déjà présent dans le discount avec son enseigne Leader Price.

"Dia France conviendrait probablement mieux à Casino, surtout en région parisienne. Il pourrait offrir des synergies et renforcer les positions de Casino", soulignent les analystes de Citi.

Pour ceux de Bernstein, cette reprise aurait du sens à condition d'apporter des "changements substantiels au format".

Le hard discount souffre en France, face à la rude concurrence que se livrent les hypermarchés sur les prix. Sa part de marché est tombée à 12,2% en 2013, après un sommet à 14,9% en 2009, selon les données de KantarWorlPanel. Celle de Dia était de 1,6% l'an dernier dans l'Hexagone.

Dia France, filiale du numéro trois mondial du hard discount derrière les allemands Aldi et Lidl, a accusé une perte de 17,9 millions d'euros en 2013.

Il compte 865 points de vente et emploie 7.500 salariés.

Ses syndicats redoutent une fermeture de ses magasins les moins rentables, environ 200, ce qui menacerait 1.500 emplois.

Le ministère de l'Economie s'est déjà récemment dit particulièrement attentif à l'avenir des 7.500 salariés de Dia France.

Le distributeur a été valorisé début mai par la banque espagnole Sabadell autour de 500 millions d'euros dette comprise.

(Jean-Baptiste Vey, Dominique Vidalon et Benjamin Mallet, édité par Pascale Denis)

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  • rodan3 le mardi 3 juin 2014 à 15:45

    carrefour et casino . !! tiens donc.. les 2 groupes à qui mon magasin Dia fait de l'ombre dans mon quartier..... un Franprix, un G20 et un Carrefour (8 à 8) à moins de 500 M......!!