Deux nouveaux suspects après les attentats de Paris

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 (Actualisé avec parcours Salah Abdeslam) 
    BRUXELLES, 4 décembre (Reuters) - Les polices belge et 
française recherchent deux hommes qui ont voyagé en septembre 
dernier avec Salah Abdeslam, recherché après les attentats 
djihadistes du 13 novembre à Paris et Saint-Denis. 
    La police belge précise que Salah Abdeslam, dont le frère 
était l'un des kamikazes de Paris, s'est rendu deux fois à 
Budapest en septembre avec une voiture de location. 
    Le 9 septembre, il a été contrôlé à la frontière 
austro-hongroise alors qu'il se trouvait à bord d'une Mercedes 
avec deux hommes qui avaient de faux papiers belges aux noms de 
Samir Bouzid et de Soufiane Kayal. 
    Les fausses cartes d'identité et des photographies des 
suspects, apparemment prises par des caméras de surveillance, 
sont diffusées sur le site http://www.police.be. 
    La fausse identité de Soufiane Kayal a été utilisée pour 
louer une maison dans la ville belge d'Auvelais, qui a fait 
l'objet d'une perquisition le 26 novembre. 
    L'autre carte d'identité, au nom de Samir Bouzid, a été 
utilisée quatre jours après les attaques de Paris pour 
transférer 750 euros, via une agence Western Union à Bruxelles, 
au bénéfice de Hasna Aït Boulahcen, tuée dans un raid de la 
police à Saint-Denis le 18 novembre. 
    Outre ces nouveaux suspects, les polices française et belge 
recherchent toujours activement Salah Abdeslam, considéré comme 
le logisticien du commando djihadiste de Paris, et Mohamed 
Abrini, qui, au minimum, lui a servi de chauffeur.  
    Le 11 novembre dernier, vers 19 heures, Salah Abdeslam a en 
effet été filmé par une caméra de vidéosurveillance dans une 
station-service de Ressons, dans l'Oise, en compagnie de Mohamed 
Abrini, au volant d'une Clio noire. 
    La voiture est ensuite revenue en France le 12 novembre, 
veille des attaques, avec deux autres véhicules transportant des 
membres du commando et roulant presque "en convoi", avait 
expliqué le procureur de Paris François Molins à la presse.   
    Les enquêteurs pensaient initialement que les deux hommes 
récupérés par Salah Abdeslam en Hongrie le 9 septembre pouvaient 
être deux kamikazes de Paris dont les corps n'ont toujours pas 
été identifiés. Mais l'un d'eux a donc transféré de l'argent à 
Hasna Aït Boulahcen quatre jours après les attaques. 
    Le 4 août, Salah Abdeslam avait été contrôlé à Bari, au sud 
de l'Italie, au moment d'embarquer dans un ferry en partance 
pour Patras, en Grèce, et en était revenu le lendemain, selon 
les autorités italiennes.  
    Ces éléments confortent l'hypothèse selon laquelle Salah 
Abdeslam, qui a loué deux voitures et un logement utilisés par 
des membres du commando, était le logisticien du réseau. 
    Des traces ADN le situent dans la Clio qui aurait amené les 
kamikazes au Stade de France. Les enquêteurs supposent qu'il 
s'est ensuite rendu dans le 18e arrondissement pour commettre un 
attentat dont fait mention l'Etat islamique dans son communiqué 
de revendication mais qui n'a pas été réalisé. 
    Les enquêteurs ne savent pas si le fugitif, dont la trace 
s'est perdue en Belgique, a renoncé à son projet ou s'il a eu un 
problème technique, par exemple avec sa ceinture d'explosifs. 
 
 (Philip Blenkinsop, avec Gérard Bon, Guy Kerivel pour le 
service français, édité par Yves Clarisse) 
 
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