Deux morts dans l'attaque d'un hôtel proche de Bamako

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 (Répétition du titre) 
    par Adama Diarra et Idrissa Sangare 
    DAKAR, 19 juin (Reuters) - Des hommes armés ont attaqué 
dimanche au Mali un lieu de villégiature prisé des expatriés 
occidentaux, situé juste en dehors de Bamako, faisant au moins 
deux morts dont une Franco-Gabonaise, rapportent les autorités, 
qui ont évoqué une attaque terroriste. 
    Trente-six clients, dont 13 Français, ont pu être secourus, 
a précisé lors d'une conférence de presse le ministre de la 
Sécurité, Salif Traoré, qui s'est rendu sur place. 
    Quatre hommes armés à moto et une voiture ont pris d'assaut 
"Le Campement Kangaba", un complexe touristique à l'est de la 
capitale malienne où des ressortissants étrangers ont l'habitude 
de passer le week-end. 
    "Au début, nous avions pensé qu'il s'agissait de bandits 
armés mais nous savons comment agissent les bandits armés, ils 
n'essaient pas de défendre un territoire, donc nous pensons 
désormais qu'il s'agit d'une attaque terroriste", a dit à des 
journalistes Salif Traoré. 
    Les forces de sécurité maliennes, ainsi que des véhicules 
aussi bien de la force de l'Onu au Mali (Minusma) que des forces 
françaises entouraient le site, qui était également survolé par 
un hélicoptère, selon un témoin Reuters. 
    Lors d'une conférence de presse, Salif Traoré a dit que les 
forces maliennes avaient tué deux des assaillants mais que les 
deux autres s'étaient échappés et qu'ils étaient recherchés. 
    "Nous sommes actuellement en train de passer la zone au 
peigne fin pour nous assurer que personne ne se cache sur les 
lieux", a-t-il ajouté, précisant que huit policiers avaient été 
blessés lors d'un échange de coups de feu avec les assaillants. 
    L'une des victimes de l'attaque est une citoyenne 
franco-gabonaise tandis la nationalité de l'autre est en cours 
de vérification, a poursuivi le ministre de la Sécurité. 
    Les deux victimes ont été tuées par balles. Deux employés de 
l'hôtel et deux autres clients ont été blessés, également par 
des armes à feu. 
    Un témoin proche de l'hôtel a dit avoir vu des Occidentaux 
s'enfuir de l'hôtel "pendant que des policiers en civil 
échangeaient des tirs avec des assaillants qui semble t-il 
étaient à l'intérieur".  
    Les forces françaises au Mali n'ont pas fait de commentaire 
dans l'immédiat.  
    La France a lancé, sous la présidence de François Hollande, 
l'opération Serval en janvier 2013 pour contrer l'avancée de 
groupes armés touaregs et islamistes qui menaçaient de s'emparer 
de la capitale Bamako, opération qui a été remplacée en 2014 par 
l'opération Barkhane qui couvre cinq pays de la région. 
    Si l'intervention française a permis de chasser en grande 
partie les groupes armés, ces derniers ont multiplié ces 
derniers mois les attaques à l'engin explosif contre les forces 
locales et internationales, notamment dans le Nord. 
    Al Qaïda au Maghreb islamique et le groupe Al Mourabitoune 
ont aussi revendiqué la responsabilité de l'attaque d'un hôtel 
de Bamako, le Radisson Blu, qui a fait 20 morts en novembre 
2015, en plus des deux assaillants.  
    Aux militaires français du dispositif Barkhane, déployés 
dans tout le Sahel, s'ajoute la force de l'Onu au Mali, la 
Minusma, qui compte plus de 10.000 hommes. 
 
 (Avec la contribution de Tim Cocks à Dakar, Jean-Stéphane 
Brosse et Benoît Van Overstraetenpour le service français) 
 
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