«Deux montées, deux descentes» : la Ligue 1 lâche le syndicat des clubs pros

le , mis à jour à 22:31
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«Deux montées, deux descentes» : la Ligue 1 lâche le syndicat des clubs pros
«Deux montées, deux descentes» : la Ligue 1 lâche le syndicat des clubs pros

C'est la semaine des démissions. Selon nos informations, 18 clubs de Ligue 1 (hormis Rennes et Guingamp) ont décidé de claquer la porte de leur syndicat, l'UCPF (l'Union des clubs professionnels de football). Au coeur de l’affaire, la remise en cause par la Fédération française en juillet, au «nom de l'intérêt supérieur du football français», d'une décision de ces mêmes clubs (votée à la Ligue) qui souhaitent passer à deux montées et deux descentes entre la Ligue 1 et la Ligue 2 au lieu de trois accessions et trois dégringolades. Une audience en référé se tient jeudi matin au Conseil d'Etat à la demande de la Ligue et des 18 clubs. En face d’eux, la Fédération et les clubs de Ligue 2.

«Il faut une révolution, dit dans un sourire et depuis son lieu de vacances Waldemar Kita, le président de Nantes. On va démissionner collectivement de l'UCPF parce qu'on a aucun pouvoir ! Cette histoire de 2 montées et 2 descentes, qui n'a aucun intérêt, le prouve. Hormis peut-être sur des questions économiques, nous présidents de Ligue 1, on ne peut décider de rien puisque la Fédération peut tout remettre en cause à la fin. On croyait que la Fédération gérait le football amateur et la Ligue, le football professionnel. Mais non ! L'organisation du foot en France n'est pas adaptée à l'époque que nous vivons. On ne peut plus fonctionner sur un modèle qui date d'il y a 50 ans.»

Vers une scission avec la Ligue 2

Cette démission collective (Jean-Michel Aulas et Lyon avaient pris les devants en se retirant en juin dernier) s'inscrit comme l'acte I de la scission entre la Ligue 1 et la Ligue 2. Les 18 clubs vont rapidement recréer un syndicat. «On ne veut pas éliminer la Ligue 2, précise Kita. On continuera à l'aider sportivement et économiquement mais il faudrait qu'elle s'inspire un peu de nous aussi.» Mais l'antichambre de la L1 peut quand même trembler: le nouveau syndicat, qui pourrait être présidé par Michel ...

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