Deux légionnaires écroués à Marseille pour trafic d'armes

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PARIS (Reuters) - Deux militaires de la Légion étrangère ont été mis en examen et écroués mercredi à Marseille pour trafic d'armes de guerre, en l'occurrence quatorze pistolets mitrailleurs Scorpio, a annoncé jeudi le procureur adjoint de la République de Marseille.

Les deux légionnaires avaient été interpellés en flagrant délit en train de vendre ces armes munies de munitions et de chargeurs samedi à proximité de la zone commerciale de Plan-de-Campagne, près de Marseille. Un peu plus de 6.000 euros ont été saisis lors de cette interpellation.

Ils ont été mis en examen notamment pour "fabrication ou commerce de matériel de guerre en bande organisée" et encourent 10 ans d'emprisonnement.

Quatre autres personnes, dont les acheteurs de ces armes déjà connus ou condamnés pour trafic de stupéfiants, ont été mises en examen et écrouées pour trois d'entre elles.

Les deux militaires âgés de 30 ans, un légionnaire et un caporal-chef, sont originaires d'Europe orientale et étaient en garnison au 1er Régiment Étranger d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) et au 1er Régiment Étranger du Génie de Laudun-l'Ardoise (Gard).

"Nous pensons qu'ils ont un rôle actif dans la fourniture de ces armes", a déclaré lors d'une conférence de presse Christophe Barret, procureur adjoint de la République de Marseille.

Une information judiciaire sur ce trafic d'armes avait été ouverte le 17 avril dernier par le parquet de Marseille.

Le pistolet mitrailleur Scorpio est une arme de conception tchécoslovaque très prisée pour le combat rapproché.

La Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) a saisi 10 exemplaires de ce pistolet mitrailleur de calibre 7.65 depuis 2010. Un Scorpio a également été utilisé dans un règlement de comptes à Marseille en février 2012.

"Ces armes sont très dangereuses et en état de marche. Elles étaient sans doute destinées au milieu du banditisme marseillais au sens large du terme", a dit Christian Sivy, directeur adjoint de la DIPJ de Marseille.

L'enquête, qui se poursuit pour déterminer notamment l'origine de ces armes, est désormais confiée à la Juridiction Interrégionale Spécialisée (JIRS) de Marseille, spécialisée dans la lutte contre le crime organisé.

François Revilla, édité par Yves Clarisse

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