Deux jeunes filles porteuses d'explosifs arrêtées au Cameroun

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    YAOUNE, 25 mars (Reuters) - Deux jeunes filles porteuses 
d'explosifs ont été interceptées vendredi dans le nord du 
Cameroun avant d'avoir pu déclencher leur charge et l'une 
d'elles a dit faire partie des 219 lycéennes nigérianes enlevées 
en avril 2014 à Chibok par Boko Haram, a-t-on appris de sources 
militaires et auprès des autorités locales.  
    Les forces d'autodéfense qui les ont arrêtées à Limani, dans 
une région où de nombreux attentats suicide ont été commis ces 
derniers mois, les ont remises aux soldats camerounais de la 
force internationale mise sur pied pour combattre la secte 
islamiste.  
    "L'une d'elles a en fait déclaré qu'elle faisait partie des 
otages de Chibok. Elle a une quinzaine d'années. Nous sommes en 
train de vérifier parce que, côté nigérian, ils ont les noms et 
les photos de ces filles", a déclaré Raymond Roksdo, chef de 
l'administration locale.  
    Plusieurs centaines de femmes et de jeunes nigérianes ont 
été enlevées par Boko Haram en 2014 et réduites à l'état 
d'esclaves sexuels ou forcées à combattre.  
 
 (Anne Mireille Nzouankeu, Jean-Philippe Lefief pour le service 
français) 
 
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