Deux «Indignées» investies à la tête de Madrid et Barcelone

le , mis à jour à 18:08
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Deux «Indignées» investies à la tête de Madrid et Barcelone
Deux «Indignées» investies à la tête de Madrid et Barcelone

Deux femmes à la tête des plus grandes villes espagnoles, c'est maintenant. Madrid et Barcelone ont depuis ce samedi de nouvelles maires, des femmes portées par le mouvement des Indignés qui, avec le parti antilibéral Podemos, a réussi à infliger une forte correction à la droite le 24 mai dernier lors des élections municipales et régionales.

A Madrid, l'ancienne juge Manuela Carmena, 71 ans, militante communiste pendant sa jeunesse, a été investie en premier. Vingt-neuf élus - en principe ceux de gauche - neuf conseillers municipaux du Parti socialiste et vingt de la liste de Manuela Carmena, «Ahora Madrid», ont voté pour «l'Indignée», qui obtient ainsi la majorité absolue des 57 conseillers.

Autour d'elle, une équipe issue d'une plate-forme citoyenne, de militants de la gauche radicale dont Podemos, l'allié du parti grec Syriza, et d'écologistes issus de la liste « Ahora Madrid » prend la direction de la capitale, bastion de la droite depuis plus de vingt-cinq ans. 

Mais, confiante, l'ancienne magistrate a déjà livré des précisions sur ses mesures prioritaires: assurer deux repas par jour aux enfants pauvres et aider les personnes surendettées risquant l'expulsion de leurs logements. Pour ce samedi soir, elle a prévu un bal populaire dans un parc de la capitale.

VIDEO. L'"indignée" Manuela Carmena, nouvelle maire de Madrid

A Barcelone, les associations luttant contre la pauvreté au premier rang

Le suspense a été moindre à Barcelone où Ada Colau, 41 ans, une militante anti-expulsions, a obtenu 21 voix contre 10 pour le maire conservateur sortant Xavier Trias. Un tiers de la population de ce port sur la Méditerranée de 1,6 million d'habitants à l'architecture moderniste est au bord de l'exclusion sociale.

Ses partisans ont accueilli les résultats en scandant «Si se puede» (oui c'est possible), le cri de ralliement du mouvement des indignés, né d'un ras-le-bol du chômage record issu de ...

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