Deux hommes entendus dans le Cher dans l'affaire des drones

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(Actualisé avec conférence de presse du procureur) PARIS, 6 novembre (Reuters) - Les trois personnes interpellées mercredi près d'une centrale nucléaire dans le Cher pour avoir fait voler des drones n'avaient pas d'intention terroriste ou revendicative mais sont des passionnés de modélisme qui allèguent une imprudence, selon le procureur de la République de Bourges. "Aucun élément" ne permet de les incriminer pour les autres survols de centrales nucléaires récemment signalés en France, a précisé jeudi Vincent Bonnefoy lors d'une conférence de presse. La garde à vue des deux hommes, âgés respectivement de 24 et 31 ans, a été prolongée pour "qu'ils donnent encore quelques explications" et que des investigations soient réalisées sur les drones saisis, a indiqué le procureur. La jeune femme de 21 ans qui les accompagnait a été mise hors de cause et sa garde à vue à été levée. Les trois jeunes gens ont été arrêtés par les gendarmes aux abords de la centrale de Belleville-sur-Loire en possession de deux drones télécommandés d'un diamètre de moins d'un mètre. Les deux hommes avaient fait voler chacun un drone pour quelques minutes, à basse altitude, sans survoler les deux tours de la centrale. "Ils ne revendiquent pas avoir agi par provocation ou pour démontrer quoi que ce soit au plan de la sécurité de la centrale nucléaire en question", a expliqué Vincent Bonnefoy. "Ce ne sont pas des activistes en lien avec une organisation écologique ou toute autre". "Ils allèguent une imprudence", a dit le procureur, qui souligne toutefois qu'ils sont passibles d'une mise en examen pour infraction au Code des transports. GOÛT POUR LE MODÉLISME Le survol d'un secteur militaire ou sensible est un délit punissable d'une peine maximale d'un an d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende. Les deux hommes ont "un goût pour le modélisme, notamment pour les drones, et ils ont pensé que le lac qui borde la centrale nucléaire leur apparaissait le lieu le plus adapté". L'un deux s'était déjà livré à une manoeuvre similaire avec un drone près de la centrale le 24 octobre dernier. Aucun élément ne laisse pour autant penser qu'ils aient procédé à ce type de manoeuvres ailleurs. "On peut penser effectivement que ce sont des gens qui sont passionnés de modélisme. On peut aussi penser que c'est déconcertant de trouver que le lieu le plus adapté pour se livrer au modélisme est la seule centrale nucléaire du département", a déclaré le procureur. Les autorités ont affirmé que la sécurité des centrales nucléaires opérées par EDF EDF.PA n'était pas mise en cause par ces intrusions, mais des organisations antinucléaires ont dénoncé "l'impuissance" de l'Etat. Le survol de centrales est interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1.000 mètres d'altitude autour des sites. Greenpeace et le réseau Sortir du nucléaire ont dit ne pas être impliqués dans ces survols. (Sophie Louet avec Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)


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  • frk987 le jeudi 6 nov 2014 à 18:30

    Ben voyons survoler une centrale ou une prison par inadvertance.....Remarquez suffit de regarder Google Earth avec des images anciennes toujours disponibles, le secret de polichinelle ....mort de rire