Deux groupes brésiliens s'intéressent au volailler Doux

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INTÉRÊT DE DEUX GROUPES BRÉSILIENS POUR LE VOLAILLER DOUX
INTÉRÊT DE DEUX GROUPES BRÉSILIENS POUR LE VOLAILLER DOUX

RENNES (Reuters) - Deux groupes brésiliens spécialisés dans la viande, le leader mondial du secteur JBS et son concurrent Brasil Foods, seraient prêts à reprendre le groupe volailler Doux, a indiqué mardi une source proche de la société.

"Ces deux groupes ont manifesté un intérêt marqué pour le groupe Doux", a déclaré cette source à Reuters, confirmant une information du quotidien Les Echos.

"Des discussions multipartites, dont les autorités françaises sont parfaitement informées, ont été engagées pour assurer la pérennité du groupe", a-t-on ajouté.

Outre une prise de contrôle par l'un ou l'autre des deux groupes brésiliens, le volailler basé à Chateaulin (Finistère) étudierait, sous l'égide du Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI), l'implication d'un grand acteur céréalier français dans la filière.

Les céréaliers bénéficiant d'aides européennes sur le prix des céréales, qui représentent la plus grande partie du coût de production de la volaille, cet acteur serait susceptible de former une nouvelle entité reprenant sous sa coupe Doux et son concurrent Tilly-Sabco, afin de "réorganiser l'ensemble de la filière" du poulet export.

La direction du groupe Doux n'a pas souhaité commenter ces informations. Brasil Foods et JBS, qui a repris en location-gérance l'ancienne branche brésilienne du groupe Doux, n'ont pas non plus souhaité d'exprimer sur d'éventuelles négociations.

En grande difficulté depuis l'arrêt l'été dernier des aides européennes à l'exportation de poulets congelés, Daniel Sauvaget, le PDG de Tilly-Sabco, qui emploie 340 personnes à Guerlesquin (Finistère), s'est dit favorable à une refondation de la branche, pilotée par un groupe céréalier.

"C'est ce que j'appelle de mes v?ux depuis février 2013", a t-il déclaré à Reuters, refusant toutefois de se prononcer sur d'éventuelles discussions en cours.

Après 18 mois de redressement judiciaire, le plan de continuation du groupe Doux, qui réalise 340 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'export, pour un chiffre d'affaires global de 500 millions d'euros, a été validé par le tribunal de commerce de Quimper en novembre 2013.

Demeurant dans une situation fragile depuis la fin des aides européennes, le volailler bénéficie actuellement d'une parité euro-dollar plus favorable à ses exportations et à ses résultats financiers mais toujours très aléatoire.

Doux, dont les ventes à l'export, notamment au Moyen-Orient, auraient sensiblement augmenté ces derniers mois, emploie actuellement sur ses différents sites 2.200 personnes dont 1.700 personnes en CDI.

(Pierre-Henri Allain, avec Caroline Stauffer à Sao Paulo, édité par Yves Clarisse)

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