Deux Franco-Gabonais portent plainte à Paris pour détention arbitraire

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 (Actualisé avec détails) 
    PARIS, 21 septembre (Reuters) - Deux Franco-Gabonais ont 
déposé mercredi à Paris des plaintes contre X pour arrestation 
et détention arbitraires lors des violentes émeutes qui ont 
suivi la réélection contestée du président Ali Bongo, a-t-on 
appris auprès de leur avocat. 
    Ces plaintes visent des faits d'arrestation et détention 
arbitraires en bande organisée, torture et mauvais traitement en 
bande organisée, tentative d'assassinat et crimes contre 
l'humanité, a précisé Me William Bourdon. 
    L'un des deux plaignants est un sympathisant de 
l'opposition. Il se trouvait dans le quartier général de 
l'opposant Jean Ping quand il a été arrêté, dans la nuit du 31 
août au 1er septembre, avant d'être libéré le 7 septembre, 
indique l'avocat.  
    Le second plaignant, arrêté le 28 août dans un hôtel de 
Libreville, milite pour divers mouvements de défense des droits 
de l'Homme. "Il a été transféré à la prison centrale de 
Libreville et ses proches sont sans nouvelles de lui depuis", 
précise Me Bourdon dans un courrier électronique.  
    D'autres binationaux devraient bientôt se joindre à leur 
démarche, assure-t-il. 
    "On prépare aussi une demande d'enquête qu'on va déposer 
auprès de la Cour pénale internationale prochainement", a-t-il 
dit à Reuters.  
    Jean Ping affirme que l'élection présidentielle a été 
entachée de fraudes de la part du camp d'Ali Bongo, et il a 
saisi la Cour constitutionnelle pour réclamer un recomptage dans 
le Haut-Ogooué, fief d'Ali Bongo dans le sud-est du pays. 
    La Cour constitutionnelle doit rendre son arrêt le 23 
septembre. 
 
 (Chine Labbé, avec Emma Farge à Dakar, édité par Sophie Louet) 
 
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