Deux Français jugés après le décès à Tel Aviv de Lee Zeitouni

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PARIS, 27 novembre (Reuters) - Les deux Français impliqués dans la mort d'une jeune Israélienne fauchée par leur voiture en 2011 à Tel Aviv sont jugés ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris. Le 16 septembre 2011 à l'aube, Lee Zeitouni, professeur de gymnastique et de yoga de 25 ans, est percutée sur un passage piéton, dans le centre de Tel Aviv, par une voiture roulant "à très vive allure", selon l'accusation. Les deux passagers du véhicule, tous deux Français, prennent la fuite et regagnent Paris. Les autorités israéliennes constateront son décès sur le lieu de l'accident. "Je pense que ces hommes doivent être mis hors d'état de nuire", a déclaré mercredi à Reuters TV Itzik Zeitouni, père de la victime. Lui et sa femme abordent "cette dernière ligne droite avec un esprit de confiance", a souligné leur avocat, Me Gilles-William Goldnadel. Le conducteur, Eric Robic, commercial de 40 ans qui sortait de boîte de nuit au moment des faits, est jugé pour homicide involontaire aggravé et non-assistance à personne en danger. Il encourt jusqu'à dix ans de prison et 150.000 euros d'amende. Son avocat n'était pas joignable jeudi matin. Le passager, Claude Khayat, 35 ans, est quant à lui poursuivi pour non-assistance à personne en danger. Il risque jusqu'à cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende. "Il a été lâche, il est là pour s'expliquer et demander le pardon", a dit à Reuters son conseil, Me Régis Méliodon. Les deux hommes sont actuellement en détention provisoire, à Fresnes pour Claude Khayat, et à Fleury-Mérogis pour Eric Robic, dans le cadre d'une instruction distincte, pour escroquerie en bande organisée et blanchiment dans le secteur des véhicules, a-t-il précisé. Eric Robic a déjà été condamné en avril dernier dans une autre affaire d'escroquerie en bande organisée. Six autres condamnations figurent à son casier judiciaire, notamment pour conduite en état d'ivresse. Plusieurs condamnations figurent également au casier de Claude Khayat, notamment quatre fois pour conduite sans permis ou malgré son invalidation. En 2011, cette affaire avait suscité la colère de l'opinion publique israélienne. Les parents de la victime espéraient initialement un procès en Israël mais se sont résignés à déposer une plainte en France, Paris n'extradant pas ses ressortissants. (Chine Labbé et Pauline Mével, édité par Yves Clarisse)

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