Deux conseillers financiers sur trois veulent revoir l'allocation traditionnelle

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(NEWSManagers.com) - Les conseillers français sont particulièrement intéressés par la découverte d'une nouvelle approche de construction de portefeuille, selon une enquête réalisée par Natixis Global Asset Management entre août et septembre auprès d'un panel de 1 300 conseillers financiers dont 150 en France.

Les conseillers sont très ouverts à l'idée d'utiliser de nouvelles méthodes afin d'apporter aux investisseurs une diversification appropriée au sein de leurs portefeuilles. Presque deux tiers (64,7 %) des conseillers français reconnaissent que pour la plupart des investisseurs, l'allocation traditionnelle 60 % actions / 40 % obligations n'est plus appropriée pour obtenir des performances et gérer le risque (49 % dans les autres pays).

Deux tiers (67,4 %) admettent également que les conseillers financiers doivent remplacer les techniques traditionnelles de diversification et de construction de portefeuille par de nouvelles méthodes (contre 58,5 % dans les autres pays). " Cela doit absolument passer par des formations et de l'accompagnement des conseillers financiers. C'est dans cette optique que nous avons mis en place notre approche Durable Portfolio Construction, afin de les aider à construire des portefeuilles capables de résister et de s'adapter aux évolutions imprévisibles des conditions de marchés " , indique Christophe Point, directeur de Natixis Global AM en France. " Cette démarche rencontre un vif intérêt, notamment en France : quatre conseillers sur cinq (80 %) pensent qu'ils ont besoin de plus d'accompagnement sur la construction de portefeuille pour leurs clients. " Enfin, les placements dits " alternatifs " sont encore trop peu exploités en tant que nouvelles stratégies d'investissement.

Les conseillers français sont 61,3 % à avoir déjà évoqué le sujet des placements dits " alternatifs" avec leurs clients (72,6 % dans les autres pays). Et même si quatre conseillers sur cinq (79,4 %) estiment en posséder une bonne connaissance, ils pensent toutefois que moins d'un client sur six (16,7 %) possède une bonne compréhension de l'univers des investissements décorrélés (contre 34,2 % dans les autres pays). Lors de la dernière étude Natixis Global AM sur les investisseurs particuliers, 85% des sondés se disaient prêts à en apprendre davantage sur les placements ou stratégies dits décorrélés avant d'y investir. " Ici encore le besoin d'information des particuliers se fait particulièrement sentir car ils sont 65 % à déclarer pouvoir envisager d'investir dans ces produits/stratégies si leur conseiller le leur recommandait " , ajoute Christophe Point.

Selon l'enquête, l'offre des conseillers financiers français est structurée autour de trois piliers majeurs : la pédagogie auprès des clients sur les approches d'investissement (26,7 % des conseillers l'ont désignée comme principale force), la compréhension de la tolérance au risque de leurs clients (21,3 %) et la préparation aux besoins de financements liés à la retraite (15,3 %). 63,3 % des conseillers français pensent que ces trois éléments forment le socle principal de leur fonction. " Au niveau mondial, parmi les atouts les plus fréquemment choisis par les conseillers, on retrouve également la construction de portefeuille en fonction du profil rendement/risque du client" , souligne Christophe Point.

Générer du revenu, accorder la priorité à la gestion du risque et minimiser l'impact de la volatilité des marchés sont les principales préoccupations des conseillers français lorsqu'ils choisissent un produit pour leurs clients. 87,3 % des conseillers interrogés cherchent à générer un rendement, 73 % disent rechercher des solutions de gestion du risque, et 69 % s'attachent à gérer la volatilité. En outre, les conseillers français sont confiants dans leur capacité à fournir un revenu suffisant à leurs clients à la retraite, et seuls 30,7 % d'entre eux laissent entendre qu'ils auront des difficultés à le faire (contre 46 % dans le reste du monde). 38 % sont très confiants dans la capacité des portefeuilles de leurs clients à offrir un revenu régulier aux clients en retraite en 2013 (contre 27,6 % dans les autres pays). " En tant que gestionnaire d'actifs, notre défi est de proposer des solutions d'investissement plus durables quel que soit l'objectif de nos clients : faire fructifier un capital, diversifier le risque ou préserver un patrimoine" , note Christophe Point.

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  • titide le lundi 11 nov 2013 à 21:17

    il y en a trop des ces "soit disant" conseillers qui ne servent à rien et qui ne sont jamais responsable de rien;c'est comme le nouveau métier à la mode "économiste".Le seul métier pour lequel il n'y a pas besoin de diplome !!!!

  • Ouakal le lundi 11 nov 2013 à 13:31

    Oui bien sûr la nouvelle stratégie c'est d'inciter les petits épargnants à encore plus de risques pour qu'ils se fassent plumer à la prochaine crise, qui d'ailleurs n'aura lieu que lorsque suffisamment de pigeons seront revenus sur les marchés financiers, pas avant !Heureusement les épargnants ont compris la leçon et ne se feront pas avoir une nouvelle fois par l'appât du gain ( illusoire )

  • c.debarg le samedi 9 nov 2013 à 09:11

    conseiller financier ( c'est quoi ? ) un vendeur de produits maison ou un peu genre madame soleil ou un devin qui aime tous les alcools

  • uran le vendredi 1 nov 2013 à 14:13

    LTCM un ou 2 Prix Nobel, je ne me souviens plus très bien ?

  • gustav10 le jeudi 31 oct 2013 à 14:52

    Excusez-moi des qques fautes d'orthographe, je suis emporté par mon humeur.

  • gustav10 le jeudi 31 oct 2013 à 14:51

    La lecture d'ouvrage comme "Le particulier" ou autres et bien plus instructif que les conseils de ces agents.

  • gustav10 le jeudi 31 oct 2013 à 14:50

    Il faut quand même bien reconnaitre que les "conseillers financiers" auquel le public des PP a accès sont bien souvent axés uniquement sur des théories bancaires fumeuses basées sur les marges des produits élaborés par les grands circuits.Absence totale d'imagination, raisonnement basé sur la marge directe de vente des produits et non pas analyse des besoins du client, pondération sur les risques, etc.. Autrement dit, et par expérience, ces gens sont totalement incompétents.

  • y.batard le jeudi 31 oct 2013 à 14:38

    Pathétique. Les théories de construction de portefeuille sont basées sur des postulats erronés ("soit un marché pur et parfait"). On remarquera également l'efficience des théories mathématiques avec le succès de LTCM !Bref, revenir à une critique plutôt qu'à une application "bête et méchante" serait profitable