Deux autres mineurs interpellés pour la fausse alerte de Paris

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 (Actualisé avec aveux, âge) 
    PARIS, 20 septembre (Reuters) - Trois mineurs ont été 
interpellés depuis lundi dans le cadre de l'enquête sur la 
fausse alerte à l'attentat qui a entraîné samedi une vaste 
opération de police dans le centre de Paris, a-t-on appris mardi 
de source policière. 
    Un premier adolescent de 16 ans qui se présente sur les 
réseaux sociaux sous le pseudonyme de "Tylers Swatting" a été 
interpellé lundi dans la Marne. Il a reconnu lors de sa garde à 
vue être l'un des auteurs du canular, a précisé la source. 
    Deux autres mineurs âgés de 17 et 14 ans ont été interpellés 
à leur tour, mardi, respectivement en Vendée et en Lozère. Les 
enquêteurs cherchent à déterminer si le plus âgé est le second 
"hacker" (pirate informatique), qui se fait appeler "Zakhaev 
Yamaha". 
    Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "dénonciation 
de crime imaginaire" et "divulgation de fausses informations 
afin de faire croire à une destruction dangereuse". 
    "Ceux qui se livrent à ces mauvaises plaisanteries - à 
détourner l'attention des forces de l'ordre, à provoquer de la 
panique - méritent évidemment d'être lourdement sanctionnés", 
avait déclaré le Premier ministre Manuel Valls en réaction à 
l'interpellation de lundi. 
    L'Etat se constituera partie civile pour obtenir réparation 
du préjudice subi, a annoncé pour sa part le ministre de 
l'Intérieur dans un communiqué. 
    L'Obs a indiqué dimanche être parvenu à entrer en contact 
avec les deux responsables présumés de la fausse alerte, qui ont 
fait écouter à un journaliste l'enregistrement de leur appel 
téléphonique à la police. 
    Ils se présentaient sous les pseudonymes de "Tylers 
Swatting" et "Zakhaev Yamaha". 
    La pratique du "swatting" consiste à faire déplacer les 
forces de sécurité sous un faux prétexte, comme une alerte à la 
bombe, une prise d'otages ou un meurtre. 
    La diffusion d'une fausse information "dans le but de faire 
croire qu'une destruction, une dégradation ou une détérioration 
dangereuse pour les personnes va être ou a été commise" est 
punie de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende par le Code 
pénal français. 
 
 (Gérard Bon, avec Service France édité par Sophie Louet) 
 
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