Deux ans de camp pour un bon mot sur la Toile

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Peng Hong a été envoyé au camp de travail de Chongqing, spécialisé dans l'accueil de délinquants ou de drogués malades du sida.

De notre correspondant à Pékin

La plaisanterie lui a coûté très cher, deux ans de sa vie. En ce jour de l'automne 2009, Peng Hong flâne chez lui sur Internet. À 35 ans, il vit dans une banlieue de Chongqing, la mégapole sudiste, travaillant ici et là sur des chantiers de construction. Mais il s'intéresse aux sujets de société et à la politique.

Il tombe sur une caricature de presse, montrant l'ancien chef de la police de Chongqing, Wen Qiang - depuis condamné à mort et exécuté -, sous un parapluie qui symbolise l'ex-maire de la ville le protégeant. L'internaute publie un commentaire s'en amusant. Quelques secondes plus tard, un message apparaît sur son écran, lui enjoignant de se rendre au bureau de la police de l'Internet. Surpris, il éteint vite son ordinateur mais n'obtempère pas. Quelques jours plus tard, des policiers débarquent chez lui pour l'arrêter.

Peng Hong est envoyé pour deux ans au camp de travail de Chongqing, spécialisé dans l'accueil de dé

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