Deux ans avec sursis requis contre une députée PS à Marseille

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DEUX ANS AVEC SURSIS REQUIS CONTRE LA DÉPUTÉE PS SYLVIE ANDRIEUX À MARSEILLE
DEUX ANS AVEC SURSIS REQUIS CONTRE LA DÉPUTÉE PS SYLVIE ANDRIEUX À MARSEILLE

MARSEILLE (Reuters) - Deux ans de prison avec sursis, 50.000 euros d'amende et cinq ans d'inégibilité ont été requis lundi à l'encontre de la députée socialiste Sylvie Andrieux, jugée à Marseille pour des faits présumés de détournement de fonds publics.

Des peines allant de trois ans de prison ferme à six mois de prison avec sursis ont été demandées contre les 21 autres prévenus. Tous comparaissent pour le versement de subventions accordées par le conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur à des associations présumées fictives.

Sylvie Andrieux est soupçonnée d'avoir fait verser environ 740.000 euros à des associations de sa circonscription pour obtenir les voix d'électeurs entre 2005 et 2007, lorsqu'elle était vice-présidente du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca).

"Ce dossier est une épreuve pour l'institution. C'est un incendie qui a consumé les fonds publics et installé la fraude dans l'institution régionale", a déclaré à l'audience le procureur Jean-Luc Blachon.

Selon lui, les subventions aux associations présumées fictives ont été destinées à un usage de "clientélisme électoral".

"Ce n'est pas le procès du clientélisme", a-t-il dit. "Mais si le clientélisme est évoqué, c'est qu'il vient se loger dans les mobiles de ce dossier".

Sylvie Andrieux a quitté le tribunal sans faire de commentaire. "Ces réquisitions ne sont ni lourdes, ni légères. Elles sont injustes", a dit son avocat, Me Gérard Bismuth, qui a annoncé son intention de demander la relaxe de sa cliente.

Agée de 51 ans, Sylvie Andrieux est députée des Bouches-du-Rhône depuis 1997. Le Parti socialiste lui a retiré son investiture pour les dernières élections législatives après l'annonce, en mai 2012, de son renvoi devant le tribunal correctionnel. Elle siège toutefois au sein du groupe socialiste à l'Assemblée nationale depuis le 13 juillet 2012.

Réélue députée en juin dernier dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône, qui couvre une partie des quartiers nord de Marseille, à l'issue d'un duel serré avec le candidat du Front National Stéphane Ravier, elle a été mise en examen en 2010 pour "complicité de détournement de fonds publics et complicité de tentative d'escroquerie".

Jean-François Rosnoblet, édité par Gilles Trequesser

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  • bordo le lundi 18 mar 2013 à 19:00

    C'est pas cher payé. Mais c'est très bien, le peuple appréciera. Qu'auraient dit les grandes âmes si il s'était agi d'un parlementaire de droite ?

  • M4661438 le lundi 18 mar 2013 à 18:53

    C'est une insulte faîte au peuple cette décision !

  • M2971809 le lundi 18 mar 2013 à 18:45

    Vivement mon bulletin de vite pour le FN,histoire de soulever un tremblement de terre,j'ai honte d'être francais

  • emst le lundi 18 mar 2013 à 18:28

    740 000€ détournés et seulement de la prison avec surcis ?Il faudrait l'obliger à tout rembourser avec des intérêts, quitte à saisir ses biens personnels et l'envoyer en prison ferme.Un simple citoyen qui en ferait 10 fois moins écoperait pour 2 ans ferme... Quelle injustice...

  • juin22 le lundi 18 mar 2013 à 18:25

    quelle gabegie, et tout ça avec nos impots, oui, bien sûr qu'elle devrait rembourser le double de ce qu'elle à détourné, et surtout ne plus jamais etre éligible.

  • cleguede le lundi 18 mar 2013 à 18:02

    Il faut quelle ne soit plus éligible et la condamner a REMBOURSER les 740000 eur et il faut faire la même chose pour tous les politiques ( huchon, guérini, etc........etc ...la liste est trop longue

  • vd46 le lundi 18 mar 2013 à 18:02

    mais chacun sait que PS ,PC and CO représentent le BIEN contre le MAL :la DROITE ! TARTUFFES !!! des PINGOUINS on vout dit !!!