Deux ans après Xynthia, une manifestation pour plus de digues

le
1

NANTES (Reuters) - Plusieurs centaines de sinistrés de la tempête Xynthia, qui avait 53 morts en 2010, ont symboliquement lancé des "bouteilles à la mer" dimanche dans la rivière qui sépare L'Aiguillon de La Faute-sur-Mer (Vendée), pour réclamer de nouvelles digues contre des submersions marines.

Le rassemblement était organisé deux ans presque jour pour jour après les inondations qui avaient notamment fait 29 morts dans la seule commune de La Faute-sur-Mer. Une forte marée conjuguée à des vents violents et une violente dépression avait alors eu raison des digues et submergé des habitations construites en zone inondable.

Depuis, près de 700 maisons inondées ont été rachetées dans les deux communes par l'Etat, qui envisage d'avoir terminé leur démolition d'ici à la fin de l'année et souhaite désormais interdire toute habitation en ces lieux.

"En rasant les maisons, l'Etat a cru avoir terminé son travail, mais il doit encore aider les collectivités locales à réaliser des travaux pour protéger les maisons restantes", a dit à la presse Jean-Marie Angotti, président de l'association "L'avenir ensemble", qui regroupe 350 familles de sinistrés.

Des travaux de rénovation ont déjà été effectués en partie sur les digues mais la construction de nouvelles protections se heurte à des obstacles administratifs, selon lui.

"Le 15 décembre, lors de la tempête Joachim, des amorces de brèches sont apparues dans les digues", affirme Jean-Marie Angotti, qui a déjà écrit à tous les candidats à l'élection présidentielle.

Les six kilomètres de digues réclamés par l'association coûteraient trois millions d'euros, alors que la valeur des 3.000 maisons protégées est d'au moins 300 millions d'euros, selon l'association.

L'année dernière, le gouvernement avait présenté une liste de 60 mesures de prévention des risques d'inondation. Il s'était notamment engagé à réaliser 1.200 km de travaux de renforcement d'ouvrages entre 2011 et 2016, pour un budget d'environ 500 millions d'euros.

Guillaume Frouin, édité par Thierry Lévêque

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • Orange37 le dimanche 26 fév 2012 à 18:25

    Ben voyons, on construit sous le niveau de la mer, des promoteurs font n'importe quoi, des maires donnent des autorisations sans se soucier de ce qui pourra arriver et le contribuable doit payer pour des irresponsables. Pas de doute, nous sommes bien en France.