Deutsche Telekom sous pression sur le travail dans sa branche US

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    par Harro Ten Wolde et Malathi Nayak 
    FRANCFORT/NEW YORK, 7 janvier (Reuters) - Deutsche Telekom 
 DTEGn.DE  fait face à une pression croissante venant du monde 
politique et des investisseurs sur les conditions de travail des 
employés de sa branche américaine T-Mobile US  TMUS.O .    
    Dans un marché américain très compétitif, la filiale la plus 
importante de l'opérateur allemand a connu une croissance rapide 
au cours des deux dernières années, dépassant son concurrent 
Sprint  S.N  en termes de nombre d'abonnés, même si elle reste 
largement distancée par Verizon  VZ.N  et AT&T  T.N .    
    Mais elle a été accusée par le syndicat majoritaire, 
Communications Workers of America (CWA), de bafouer les droits 
de ses salariés. Et des pratiques illégales ont été mises en 
évidence dans deux dossiers instruits par le Labor Relations 
Board (NLRB), agence chargée de vérifier le respect de la 
réglementation du travail aux Etats-Unis.  
    T-Mobile, dont les effectifs s'élèvent à environ 45.000 
employés, dit respecter la loi et dément maltraiter ses 
employés.  
    Deux investisseurs importants ont fait état à Deutsche 
Telekom de leurs préoccupations à ce sujet.  
   Le gestionnaire du fonds de pension APG Asset Management, qui 
détient 0,15% de l'opérateur allemand, a indiqué à Reuters avoir 
demandé une mise au point sur les conditions de travail chez 
T-Mobile.  
    "Nous considérerons notre position en fonction de cela", 
a-t-on déclaré sans précision au niveau de cette organisation, 
qui avait retiré Wal-Mart  WMT.N  de son portefeuille en 2011 en 
jugeant que le distributeur américain était trop peu disposé à 
permettre à ses employés de se syndiquer.  
    Deux sources au fait du dossier ont indiqué que le fonds 
souverain norvégien NBIM, quatrième actionnaire du groupe 
allemand avec une participation de 1,6%, s'était également 
manifesté à ce sujet.  
    Deutsche Telekom a refusé de commenter ces informations, 
indiquant que ses discussions avec ses actionnaires étaient 
confidentielles.  
    Parallèlement, des parlementaires américains et allemands 
ont appelé le gouvernement allemand -- qui contrôle 30% de 
l'opérateur -- à exercer son influence à ce sujet.         
    Contacté par Reuters, le ministère allemand des Finances, 
responsable de la gestion des participations de l'Etat, a 
également refusé de s'exprimer sur le sujet.  
    A Berlin, le syndicat allemand Verdi a relayé auprès des 
autorités les doléances de son homologue américain CWA et a 
lancé une pétition sur le site internet du parlement. 
    Ce texte, qui demande à ce que le ministère des Finances 
contrôle le respect du droit du travail chez T-Mobile US, a 
recueilli environ 50.000 signatures.  
    Avec plus de 61 millions d'abonnés au 30 septembre dernier, 
T-Mobile dispose d'une part de marché d'environ 16% aux 
Etats-Unis.      
 
 (Myriam Rivet pour le service français, édité par Patrick 
Vignal) 
 

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