Deutsche Börse et LSE dévoilent leur projet de fusion à 27 mds

le
0
    * Les actionnaires de D. Börse auront 54,4% du nouvel 
ensemble 
    * Bryden (LSE) sera président, Kengeter (DB) directeur 
général 
    * La nouvelle entité sera domiciliée au Royaume-Uni 
    * Le nouveau groupe conservera deux sièges, à Londres et 
Francfort 
 
 (Actualisé avec précisions, contexte, cours de Bourse) 
    par Jonathan Gould et Huw Jones 
    FRANCFORT, 16 mars (Reuters) - Deutsche Börse  DB1Gn.DE  et 
le London Stock Exchange (LSE)  LSE.L  ont confirmé mercredi 
leur projet de fusion d'un montant total d'environ 27 milliards 
d'euros, qui vise à créer un opérateur boursier européen 
disposant de la masse critique suffisante pour rivaliser avec 
les principaux acteurs américains du secteur.  
    Mais l'opération, qui est la troisième tentative de 
rapprochement entre les places de Francfort et de Londres, est 
susceptible de déclencher une bataille boursière avec 
Intercontinental Exchange  ICE.N , qui possède le New York Stock 
Exchange et a déjà dit envisager de lancer une offre sur la 
Bourse de Londres.   
    Seize ans après la première tentative avortée de Deutsche 
Börse de prendre le contrôle du LSE, les deux opérateurs ont 
annoncé en février leur projet de fusion par échange de titres 
et confirmé, mercredi, que les actionnaires de Deutsche Börse 
contrôleraient environ 54,4% du nouvel ensemble et ceux du LSE 
auraient 45,6%.  
    Dans un communiqué commun, ils ont revendiqué 450 millions 
d'euros synergies par an liées à cette fusion "entre égaux". 
    Ils ont également promis à leurs utilisateurs - 
principalement des banques et des gérants d'actifs qui versent 
des commissions sur les transactions qu'ils réalisent et les 
sociétés qui paient pour être cotées - des "bénéfices 
substantiels", sans pour autant avancer de chiffres. 
    Le président du directoire de Deutsche Börse, Carsten 
Kengeter, a aussi noté que la fusion permettrait à l'Europe de 
renforcer ses marchés des capitaux, un des objectifs de 
l'Europe, qui veut créer une "Union des marchés des capitaux". 
     
    OBSTACLES RÉGLEMENTAIRES 
    Mais des interrogations demeurent sur les conséquences pour 
le projet d'une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l'Union 
européenne à l'issue du référendum britannique prévu le 23 juin, 
ainsi que sur la position des autorités de la concurrence face à 
l'émergence d'une entité qui détiendrait le quasi-monopole du 
marché de la compensation des produits dérivés en Europe. 
    Carsten Kengeter, président du directoire de Deutsche Börse, 
a estimé que la fusion serait menée à bien quel que soit le 
résultat du référendum britannique sur le maintien ou non du 
Royaume-Uni dans l'UE. 
    "Nous sommes convaincus qu'ils s'agit de la bonne opération 
au bon moment pour les deux sociétés", a-t-il dit à la presse, 
ajoutant qu'elle serait finalisée d'ici fin 2016 ou au plus tard 
au premier trimestre 2017, après un examen approfondi du dossier 
par les autorités concernées. 
    Pour rassurer encore les différentes parties prenantes sur 
l'équilibre des pouvoirs entre l'Allemagne et le Royaume-Uni, 
les deux opérateurs boursiers ont annoncé que le président du 
LSE, Donald Bryden, prendrait la présidence du nouvel ensemble 
tandis que Carsten Kengeter en serait directeur général. La 
nouvelle entité conserverait en outre ses deux sièges, l'un à 
Francfort et l'autre à Londres. 
    Le directeur général du LSE, le Français Xavier Rolet, qui 
partira en retraite si la fusion aboutit, a tenté d'apaiser les 
craintes de voir l'essentiel des activités informatiques du LSE 
délocalisées de Londres à Francfort à l'issue de la fusion, en 
précisant qu'il y aurait une répartition "équilibrée" entre les 
deux places.  
    Si le projet de fusion est mené à son terme, les acteurs 
européens de plus petite taille se retrouveront sous le feu des 
projecteurs, qu'il s'agisse d'Euronext  ENX.PA  ou de l'espagnol 
BME  BME.MC , face à une concurrence accrue. 
    Le quotidien français Les Echos rapporte d'ailleurs mercredi 
qu'Euronext a mandaté deux banques-conseils pour étudier 
différentes options.   
    A 11h10 GMT, le titre Deutsche Börse gagnait 0,77% à 76,33 
euros Francfort tandis que l'action LSE cédait 0,21% à 2.900 
pence à Londres. 
 
    <^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ 
BREAKINGVIEWS-Market only half buys LSE merger thesis    
  
    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^> 
 (Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc 
Angrand) 
 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant