Dettes : l'ampleur de l'aide européenne fait débat

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Selon certains analystes, les prêts accordés à la Grèce, à l'Irlande ou encore au Portugal, sont trop généreux. D'autres rappellent les incertitudes liées au mauvais état des systèmes bancaires de ces pays surendettés.

D'ici à 2014, l'Union européenne et le Fonds monétaire international auront prêté 110 milliards d'euros à la Grèce, 85 milliards à l'Irlande et 78 milliards pour le Portugal, selon Lisbonne (mais entre 75 et 90 milliards selon une source européenne). Ces plans d'aide d'urgence ont été négociés âprement avec les pays concernés, qui se sont engagés à réduire brusquement leurs déficits afin d'enrayer la spirale de la dette. Pour relancer leur croissance, ils ont promis également de mener de profondes réformes structurelles.

Les montants accordés aux trois pays au bord de la banqueroute semblent toutefois trop généreux, juge un des spécialistes du marché de la dette de la Société générale, Ciaran O'Hagan. «Le prêt au Portugal paraît trop élevé par rapport aux besoins réels du pays», explique-t-il. «Comme dans le cas de la Grèce et de l'Irlande, nous craignons que trop de cash ait été mis sur la table, avec trop peu d'engagements sur la manière dont

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