Dette : l'Argentine, à quitte ou double

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En cédant aux fonds qui réclament leurs bénéfices, Cristina Kirchner risque de déclencher une vague de procédures incontrôlable.
En cédant aux fonds qui réclament leurs bénéfices, Cristina Kirchner risque de déclencher une vague de procédures incontrôlable.

C'est un peu la bataille finale entre les vautours et le cancre de la classe. Ou encore le symbole du capitalisme sans scrupule face à un État souverain isolé. Treize ans après sa faillite retentissante, il ne reste que 48 heures à l'Argentine pour éviter un nouveau défaut de paiement. La faute aux fameux fonds "spéculatifs" qui ont acculé l'Argentine dans une impasse. Voilà des années qu'ils s'affrontent devant les tribunaux américains. L'affaire est politique. Juridique. Économique.En vertu d'une clause d'égalité de traitement entre créanciers ("pari passu"), la justice américaine a sommé le pays de rembourser les fonds Elliott et Aurelius à 100 %, bien que les deux "hedge funds" aient acheté la dette argentine à prix cassé. Selon Buenos Aires, il s'agit par exemple pour le fonds Elliott de récupérer plus de 800 millions de dollars pour une dette achetée 50 millions. Soit 1 600 % de bénéfice. Un sacré jackpot ! Et un nouveau coup de poker gagnant pour Paul Singer. Ce lobbyiste chevronné de 69 ans, qui est l'un des principaux soutiens financiers des républicains américains, avait déjà arraché un chèque de plusieurs millions de dollars du Pérou suite à ses difficultés financières dans les années 1990.Un château de cartesPour l'Argentine, la facture atteint 1,3 milliard de dollars. Le juge fédéral américain en charge du dossier, Thomas Griesa - 84 ans et une interprétation stricte du droit critiquée par le New York...

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  • CYDONIA le mardi 29 juil 2014 à 09:57

    "récupérer plus de 800 millions de dollars pour une dette achetée 50 millions", ça ressemble aux actions d'entreprises, sauf que là ça concerne un pays.

  • noterb1 le lundi 28 juil 2014 à 18:15

    Pour ceux qui n'ont encore rien compris au système ...et qu'ils approuvent parce qu'ils en sont bénéficiaires ou ...parce qu'ils n'ont pas encore compris qu'ils en seront inévitablement les victimes ...consentantes jusqu'où ?