Dette grecque : ce qui a été fait, ce qui est faisable, ce qui est impossible

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Dette grecque : ce qui a été fait, ce qui est faisable, ce qui est impossible
Dette grecque : ce qui a été fait, ce qui est faisable, ce qui est impossible

Au moment où la Grèce et ses créanciers reprennent les discussions, les modalités d'un allègement de la dette publique, revendication centrale d'Athènes, restent floues.

Tour d'horizon de ce qui a déjà été fait, de ce qui est impossible, de ce qui reste faisable.

- Ce qui a déjà été fait :

Si le gouvernement d'Alexis Tsipras arrive à convaincre les créanciers qu'un allègement de la dette est nécessaire, il ne s'agira pas d'une première, loin de là, depuis que la Grèce est sous assistance financière. C'est-à-dire depuis le printemps 2010. En 2012, la Grèce avait déjà connu l'une des plus importantes, si ce n'est la plus importante opération de réduction de dette au monde, d'une centaine de milliards d'euros. A l'époque, les investisseurs privés avaient été mis à contribution, consentant à des pertes réelles allant, selon les estimations, de 75% à environ 60% de leur mise.

La dette publique grecque en proportion du PIB n'a pourtant pas baissé durablement. Elle était de 171% en 2011, a chuté provisoirement à 157% en 2012, pour recommencer à grimper et atteindre actuellement environ 180%.

La Grèce a aussi déjà bénéficié de mesures de restructuration légères de ses créanciers publics, sur la durée des prêts et le niveau des intérêts. La maturité moyenne de sa dette est actuellement de 16 ans, beaucoup plus que dans les autres pays de la zone euro, et la charge de sa dette de 4% du PIB en 2014, moins qu'au Portugal par exemple.

- Ce qui est faisable :

L'option la plus probable est celle d'une «restructuration light» de la dette : le montant nominal de la dette ne bouge pas, la Grèce «doit» toujours exactement la même chose, mais ses remboursements sont une nouvelle fois rééchelonnés, et sa charge d'intérêts allégée. Les créanciers eux-mêmes n'auraient pas de conséquences budgétaires à redouter.

A noter que tous les créanciers publics ne se valent pas: si les Etats européens ...

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