Dette grecque : Athènes joue la montre avec le FMI

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Dette grecque : Athènes joue la montre avec le FMI
Dette grecque : Athènes joue la montre avec le FMI

«La Grèce ne fait pas chanter et n'accepte pas le chantage», avait assuré au début des négociations le nouveau Premier ministre grec, Alexis Tsipras. L'homme qui s'est fait élire sur la promesse de s'affranchir de la dette auprès de l'Europe a depuis adouci son discours mais tente de ne pas décevoir son peuple. Or les relations avec l'Union et la dite «troïka» - les créanciers de la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI) - varient selon les dispositions affichées de la Grèce à les rembourser. Ce week-end, un nouvel épisode risque encore d'assombrir l'amitié que la France, par exemple, tente de rétablir avec le pays en crise.

«Il n'y a pas d'argent»

Dimanche, le ministre de l'Intérieur grec, Nikos Voutsis, a en effet affirmé que son pays ne rembourserait pas le FMI en juin. Des propos rapidement nuancés par le ministre des Finances, Yanis Varoufakis, mais qui confirment qu'Athènes juge être allée au bout des concessions à ses créanciers. Le gouvernement joue la montre et entretient le flou quant à sa réelle capacité à honorer sa dette afin d'obtenir de nouvelles aides, de nouveaux délais, auprès de l'Europe. Au risque d'agacer les institutions communautaires.

«Les remboursements au FMI en juin sont de 1,6 milliard d'euros, ils ne seront pas faits et d'ailleurs il n'y a pas d'argent pour les faire», a attaqué dans la matinée le ministre Nikos Voutsis. Plus tôt dans la semaine déjà, Nikos Filis, le porte-parole de Syriza, parti de gauche radicale dont est issu le Premier ministre, a assuré que son pays «n'a pas l'argent pour payer le FMI le 5 juin. Il n'y a de l'argent que pour les salaires et les retraites».

Double discours ?

Un défaut de la Grèce à rembourser le FMI, la BCE ou l'UE, qui lui ont prêté ou promis de prêter 240 milliards d'euros depuis 2010, aurait des conséquences incalculables. Le Premier ministre Alexis Tsipras et l'équipe ...

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  • V.BENACE le lundi 25 mai 2015 à 15:26

    Le vrai problème, après les abandons de créance vis à vis de la Grèce, c'est que d'autres pays voudront faire de même: la nouvelle gauche espagnole dès qu'elle sera au pouvoir. Alors que les pays du Nord qui se sont redressés à coup de mesures d'austérité, freineront des quatre fers. Un éclatement de l'union monétaire ne sera alors pas éloigné.

  • V.BENACE le lundi 25 mai 2015 à 15:01

    Si la Grèce n'a de l'argent que pour payer les salaires et les retraites, alors il est clair que les prêteurs qui ne sont pas remboursés ne prêteront plus...Après la crise qui s'annonce, le dialogue va reprendre, l'essentiel étant de faire croire aux électeurs occidentaux qu'ils n'auront pas à payer les abandons de créance qui seront consentis en Grèce. C'est la solution de la "planche à billets européenne" qui tiendra ce qu'ont duré les assignats de la révolution française.

  • stepone7 le lundi 25 mai 2015 à 13:10

    il faut que BRUXELLES annexent la grece et impose sa dictature economique comme elle l a fait en france , il n y a que cette solution pour remettre a flot le bateau grec qui coule , : annexion et dictature economique comme en france

  • M4837592 le lundi 25 mai 2015 à 13:01

    Il faut absolument une sortie de la Grèce et un effondrement de leur économie pour faire comprendre à certains les tartuferies des Mélanchon grecs et espagnols quand leurs salaires et retraites payés par la zone euro auront été divisés par deux et qu'ils auront une hyper inflation ils comprendront leur douleur. Ce sera trop tard pour les grecs mais les autre pays sauront éviter leur incurie.

  • M4837592 le lundi 25 mai 2015 à 12:55

    Il faut arrêter dans la débilité. L'euro n'est strictement pour rien dans le marasme européen. L'Europe ne lutte plus à armes égales avec des payé émergents beaucoup plus compétitifs. Quelle que soit notre monnaie nos systèmes sociaux ne peuvent plus résister. Les grecs veulent continuer à vivre avec l'argent des autres européens. Il faut faire un exemple : Grexit pour faire comprendre aux espagnols la réalité et l'absurdité des mélanchonneries.

  • Toti1926 le lundi 25 mai 2015 à 11:20

    A l'Europe l'on s'y soumet ou l'on s'en démet. Cela ne signifie qu'elle soit une panacée pour ses membres. Mais la Grèce, sa mentalité, sa gestion, n'a pas sa place aux côtés de l'Allemagne par exemple. Si comme lieu de vacances, rien de plus!

  • oupsboy le lundi 25 mai 2015 à 10:55

    et en plus l'étude Eurostat sur le patrimoine moyen des européens ( intégrant le patrimoine immobilier) classe les grecs devant les allemands ,lol. Normal , il y a que 40% des ménages allemands qui sont propriétaires. Donc il est compréhensible que les allemands soient furieuxet disent stop. Et en temps que contribuable français , non propriétaire, je dis pareil

  • oupsboy le lundi 25 mai 2015 à 10:51

    Faut pas non plus raconter n'importe quoi. Avant la Crise les fonctionnaires grecs étaient plus payés que les fonctionnaires allemands, s'allouant des augmentations digne d'une monarchie pétrolière. Les impôts fonciers n'existaient pas ( Existent-ils à ce jour, j'en doute vu qu'il n'y a pas de cadastre digne de ce nom), alors que plus de 85% de la population est propriétaire .Le taux d'imposition REEL ( impôts réellement payés ) des ménages et des entreprises est très inférieur à la moyenne...

  • oupsboy le lundi 25 mai 2015 à 10:29

    on paie des intérêts ....car on s'est endettés. Faut être responsable. Si on vit au-delà de ses moyens, un jour faut rembourser .C'est la vie. On peut pas travailler 40 ans et être pris en charge par la collectivité pendant 40 ans. C'est du bon sens qui semble échapper , par manque de courage , à nos dirigeants.

  • M4837592 le lundi 25 mai 2015 à 10:12

    Il faut se débarrasser de cette planche pourrie au plus vite. Si on casque encore une fois c'est l'explosion de l'euro qui suivra les autres peuples d'Europe refusant d'être saigné par ces malfaisants sans foi ni loiv