Dette émergente : les distributeurs demandent un effort de communication et de formation aux sociétés de gestion

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(NEWSManagers.com) - Alors que les pays émergents s'imposent peu à peu comme les moteurs de la croissance mondiale, le thème d'investissement de la dette émergente rencontre depuis quelques années un certain succès auprès des investisseurs en quête de rendement. La crise financière de 2008 et la dislocation du risque souverain de la zone euro au premier semestre 2010 ont donné un coup d'accélérateur au développement de la classe d'actifs, constate une récente enquête d'Aberdeen Asset Management auprès de distributeurs de produits (banques privées, sociétés de gestion entrepreneuriales, réseaux affiliés à un établissement bancaire ou une compagnie d'assurance) et de souscripteurs (multigérants) actifs sur le marché français.
Lorsque l'on analyse les portefeuilles des sondés, on constate que sur l'ensemble du panel interrogé, 57 % des acteurs sont exposés à la dette émergente. Au sein de leur allocation, les produits de dette émergente représentent 4 % en moyenne pour les souscripteurs et 3 % des actifs conseillés par les distributeurs, soit un encours investi de plus de 4,5 milliards d'euros.

Si la dette émergente s'impose progressivement dans l'allocation des acteurs, nombreux sont encore ceux qui demeurent à l'écart de cette classe d'actifs, qui suscite de nombreuses craintes. Alors qu'ils sont bien conscients du fort potentiel de la dette émergente, " 65 % des acteurs non exposés en dette émergente estiment avoir une mauvaise compréhension des risques liés à un tel investissement" , souligne Aberdeen AM. Avant de pouvoir proposer ou souscrire à ce type de produits, ces indécis réclament des efforts de communication et de formation de la part des sociétés de gestion et de leurs intermédiaires, afin d'obtenir davantage d'informations sur les risques. Même constat chez les acteurs déjà investis sur la classe d'actifs. 32 % d'entre eux souhaiteraient également une transparence accrue de la part des sociétés de gestion et de leurs gérants, notamment sur la composition des portefeuilles et le processus de sélection des titres. Mais pour cette catégorie d'acteurs, d'ores et déjà convaincue, c'est une plus forte demande de la part de leurs clients qui les pousserait à accroître leur intérêt pour la dette émergente.

Autre constat de l'enquête, la conscience d'un certain risque se reflète dans le choix des produits. Ainsi, les acteurs interrogés par Aberdeen AM affichent une préférence pour les produits spécialisés (à 82%), par opposition aux fonds obligataires internationaux (41 %). La gestion active, qui offre une valeur ajoutée sur ce marché délicat est clairement plébiscitée par rapport aux produits indiciels (ETF), constate l'étude.

info NEWSManagers

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