Dette de la Grèce : "Ce n'est pas la fin de l'histoire"

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Les ministres des Finances de la zone euro ont donné mardi après-midi leur accord pour prolonger l'assistance financière de la Grèce de quatre mois. Quelques heures plus tôt, le Premier ministre Alexis Tsipras avait envoyé à Bruxelles une liste de réformes que son gouvernement s'engageait à tenir en échange de cette aide. La fin des illusions pour Syriza ? La fin d'un chapitre de l'interminable feuilleton grec, ou une simple pause ? Éléments de réponse avec Éric Dor, directeur des études économiques de l'IESEG School of Management. Le Point.fr : Un mois après son arrivée au pouvoir, que reste-t-il du programme de Syriza ? Alexis Tsipras a-t-il totalement plié face aux autres pays de la zone euro ? Éric Dor : Tsipras se doutait forcément qu'il allait se heurter à de fortes oppositions, mais je pense qu'il a été surpris par la violence de celles-ci. Par la fermeté de l'Allemagne et de ses alliés classiques (Autriche, Finlande, Pays-Bas...). Mais aussi par le rejet des autres pays ayant bénéficié d'un plan d'aide : impossible pour le Portugal ou l'Irlande, qui ont sagement appliqué l'austérité, de voir un autre pays ne pas s'y plier. Et sans doute que Tsipras s'attendait aussi à un soutien un poil plus soutenu des partis sociaux-démocrates au pouvoir, en France ou en Italie... Du coup, le gouvernement grec a dû faire de grandes concessions dans le temps et l'ampleur. Prenons le salaire minimum : Syriza avait dit vouloir revenir...

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