Détecteur de fumée obligatoire : les Français pas assez informés

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FOCUS - Tous les logements devront être équipés d’au moins un détecteur de fumée normalisé au plus tard le 8 mars 2015... Mais seuls 35 à 40% des logements en seront équipés. Le Figaro vous donne toutes les informations sur ce mécanisme.

Une mesure d’ampleur dont la communication a été trop souple... Le gouvernement a décidé de s’attaquer sérieusement au phénomène des incendies domestiques, qui tuent chaque année de 600 à 800 personnes en France. Un constat alarmant, que l’ancienne ministre du Logement Cécile Duflot avait érigé en priorité nationale, dès 2013. «Ces incendies sont trop nombreux en France. Aujourd’hui il y en a près de 250.000 par an», avait elle constaté à la suite de deux incendies domestiques qui avaient coûté la vie à 8 personnes en un seul week-end.

Pour réduire ce chiffre, l’installation d’un détecteur de fumée (DAAF) dans chaque foyer sera obligatoire d’ici le 8 mars 2015. La présence de cet appareil dans un logement permettrait de diviser par deux le nombre de morts. Les détails sont disponibles en ligne sur le site du service public. Cependant, une nouvelle étude de la Fédération française des métiers de l’incendie (FFMI) déplore que les Français n’ont pas été sufisamment mis au fait de cette nouvelle mesure. Conséquence directe: tous les logements concernés ne seront pas équipés à la date prévue. Entre 60 et 65%, selon la FFMI. Pour autant, le président de la fédération Régis Cousin reste optimiste: «En ce moment, ça tourne à plein régime, les gens achètent beaucoup», constate-t-il. Le Figaro vous détaille les élements essentiels à savoir sur cet objet qui va désormais faire partie de notre quotidien.

• Une installation qui concerne tous les logements. Que ce soit pour les résidences principales, secondaires, logements privés ou publics, neufs ou anciens, tout le monde est concerné. Le détecteur doit être en mesure de détecter la moindre fumée émise dès le départ de l’incendie, et d’émettre un bruit suffisamment puissant (supérieur ou égal à 85 dB(A) à 3 mètres) pour pouvoir réveiller et avertir une personne présente dans le logement. Le mécanisme fonctionne grâce à une pile, et ne peut être alimenté en électricité uniquement s’il dispose d’une alimentation de secours.

• Quel modèle prendre? Il suffit de suivre la norme CE EN14604. Le détecteur de fumée doit remplir certains critères: le nom et/ou marque ainsi que l’adresse du fabricant ou du fournisseur, le numéro et la date de la norme à laquelle se conforme le détecteur, la date de fabrication ou numéro du lot, le type de batterie à utiliser, le mode d’emploi pour l’installation, l’entretien et enfin le contrôle du détecteur.

• Où l’installer? Naturellement, il ne faut pas installer le détecteur de fumée n’importe où, et éviter certains emplacements. Par exemple, il faut bannir les endroits qui dégagent de la vapeur, comme la cuisine et la salle de bain. Il faut privilégier un couloir menant à une chambre par exemple, voire une chambre, et l’installer en hauteur, à distance des autres parois de la pièce.

• Est-ce à la charge du propriétaire ou du locataire? C’est le propriétaire du logement qui est seul responsable de l’installation initiale et du bon fonctionnement lors de la mise en location, tandis que le locataire est en charge du bon entretien et du bon fonctionnement tant qu’il occupe le logement.

• Informer son assureur est obligatoire. Dès lors que le mécanisme a été installé dans le logement par l’occupant, ce dernier doit obligatoirement prévenir son assureur, qui pourra alors minorer la prime d’assurance. Dans le cas contraire, s’il n’a pas informé son assureur ou pas équipé son logement du tout, l’assureur pourra appliquer une franchise (de l’ordre de 5000 euros au maximum) si un incendie endommage le logement.

• Pourquoi il faut s’équiper rapidement (et ne pas attendre le 8 mars). En tous points, il est préférable de vous charger de cet achat le plus vite possible: d’une part pour éviter le rush des derniers jours avant que l’installation du détecteur soit obligatoire, et d’autre part pour une question de prix. Actuellement, l’objet coûte entre 20 et 40 euros. Mais avec la demande, leur prix risque de grimper.

• Peut-on trouver des modèles plus «esthétiques» que les autres? Beaucoup d’entre nous n’ont pas forcément envie de mettre en évidence cet objet dans une pièce. Certaines sociétés imaginent déjà des vertus décoratives au détecteur de fumée qui sera imposé dans le logement des Français: Avissur, AngelEye, Jalo Helsinki ou encore Gira proposent des modèles design qui peuvent s’intégrer de manière naturelle dans un salon ou une pièce de réception.

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