Destruction des mausolées de Tombouctou : 9 ans de prison pour un djihadiste malien

le , mis à jour à 18:07
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Destruction des mausolées de Tombouctou : 9 ans de prison pour un djihadiste malien
Destruction des mausolées de Tombouctou : 9 ans de prison pour un djihadiste malien

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont reconnu ce mardi lors d'un verdict historique le djihadiste malien Ahmad Al Faqi Al Mahdi coupable de la destruction de mausolées protégés à Tombouctou et l'ont condamné à neuf ans de détention.

Les juges ont conclu que l'accusé était coupable étant donné « sa participation directe à de nombreux incidents et son rôle en tant que porte-parole pour justifier les attaques dans les médias ». L'accusé, en costume gris, chemise blanche et cravate rayée, a écouté la lecture du jugement de manière concentrée, hochant de temps en temps la tête. En se rasseyant après la lecture de la sentence, il a mis une main sur son coeur.

 

« Plein de remords et de regrets »

Des dunes du Sahara à celles de la mer du Nord, au pied desquelles se dresse la CPI, le Touareg Ahmad Al Faqi Al Mahdi est accusé de crime de guerre pour avoir « dirigé intentionnellement des attaques » contre neuf des mausolées de Tombouctou (nord du Mali) et contre la porte de la mosquée Sidi Yahia entre le 30 juin et le 11 juillet 2012.

Après avoir plaidé coupable à l'ouverture de son procès, cet homme aux petites lunettes avait demandé pardon à son peuple, assurant être « plein de remords et de regrets ». Disant avoir été à l'époque « sous l'emprise»  de groupes djihadistes, il avait appelé les musulmans du monde entier à résister « à ce genre d'actions ».

 

VIDEO. La Cour pénale internationale condamne un  jihadiste malien

« Un bien bien » qui « s'est trompé »

La procureure affirme que l'accusé, né vers 1975, était un membre d'Ansar Dine, l'un des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda qui ont contrôlé le nord du Mali pendant environ dix mois en 2012, avant d'être en grande partie chassés par une intervention internationale déclenchée en janvier 2013 par la France. En tant que chef de la Hisbah, la brigade islamique des moeurs, il ...

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