Destruction derbys

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Destruction derbys
Destruction derbys

Les huitièmes de finale de la Coupe du Roi donnent lieu à de drôles de derbys, dont deux parmi les plus historiques d'Espagne : celui de Séville, ainsi que celui de Barcelone. Deux derbys qui ont basculé dans l'irrationnel à la suite de deux drames.

Séville, la lutte des classes


Pour comprendre comment fonctionne le derby de Séville, il faut se replonger dans la genèse des deux clubs. En Andalousie, c'est le FC Séville qui a poussé ses braillements en premier. C'était en 1905. À l'époque, ce sont de riches aristocrates, la plupart propriétaires de vignes et mines, qui fondent le premier club de football de la ville. Tout se passe bien jusqu'au jour où l'achat d'un joueur – un ouvrier – donne lieu à un schisme. Une partie du directoire aristocratique refuse, ce qui amène deux dissidents à fonder un club rival, le Betis Balompié. Dès lors, historiquement, il existe un réel antagonisme social entre les deux équipes. Un clivage qui s'est estompé avec le temps, malgré tout. Cela dit, la rivalité locale est si forte qu'aucune entreprise locale ne s'est jamais risquée à sponsoriser l'une des deux équipes par crainte de perdre ou froisser une partie de sa clientèle. En mars dernier, dans les colonnes de France Football, l'ancien Rémois Grzegorz Krychowiak expliquait encore la nature de ce clivage, lui le joueur du Séville FC. " Partout où tu vas, la question, ce n'est pas : "Est-ce tu connais le foot ?" C'est : "Est-ce que tu es pour le Bétis ou pour le FC Séville ?" "

Mais à Séville, le football est une histoire d'hommes. Dès le départ, c'est à celui qui ne cédera pas à son rival. Ainsi, en 1918, le Séville FC peut se gausser d'en avoir collé 22 dans le buffet de son adversaire. Oui, 22-0. Un but toutes les quatre minutes. La faute à cette saloperie de service militaire. Alors que cinq membres du Bétis étaient concernés par le service de la garde militaire le jour du match, le Séville FC refuse de reporter le match. Pour protester, le Bétis envoie ses juniors. Le score sera sans pitié. Mais l'animosité n'a pas toujours été de mise. Ainsi en 1999, les dirigeants de chaque club, des amis d'enfance, Manuel Ruiz de Lopera (Betis) et Roberto Ares (Séville), décident de signer un pacte de non-agression qui comprend notamment l'interdiction d'acheter un joueur de l'équipe adverse. Ce pacte, il sera mis à mal le 28 février 2007 lors d'un quart de finale retour de la Coupe du Roi. Alors…



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